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12.4.06

C'est si simple pourtant...

Déclaration du 15 novembre 1899
1° – L’homme individuel n’a pas d’intérêt plus pressant que de vivre en société : tout péril social enferme de graves périls pour l’individu.
2° – De toutes les formes sociales usitées dans le genre humain, la seule complète, la plus solide et la plus étendue, est évidemment la nationalité. Depuis que se trouve dissoute l’ancienne association connue au Moyen Âge sous le nom de Chrétienté, et qui continuait à quelques égards l’unité du monde romain, la nationalité reste la condition rigoureuse, absolue, de toute humanité. Les relations internationales, qu’elles soient politiques, morales ou scientifiques, dépendent du maintien des nationalités. Si les nations étaient supprimées, les plus hautes et les plus précieuses communications économiques ou spirituelles de l’univers seraient également compromises et menacées : nous aurions à craindre un recul de la civilisation. Le nationalisme n’est donc pas seulement un fait de sentiment : c’est une obligation rationnelle et mathématique.
3° – Entre Français, citoyens d’un État évidemment trahi par la faction qui le gouverne et menacé des rivalités redoutables, toutes les question pendantes, tous les problèmes diviseurs doivent être cordonnées et résolus par rapport à la nation, Les groupements naturels des Français doivent se faire autour du commun élément national. Par-dessus leurs diversités politiques, religieuses et économiques, ils doivent se classer suivant le plus ou moins d’intensité et de profondeur de leur foi française.
4° – Le devoir des Français conscients de ces vérités est aujourd’hui de les formuler aussi publiquement et aussi souvent que possible afin d’y ramener leurs compatriotes aveugles ou négligents. Ces quatre articles adoptés, le Comité de rédaction de l’Action française en a voté la publication et l’envoi à M. Maurice Barrès auquel il adresse toutes ses félicitations.
La Rédaction : MM. Frédéric AMOURETTI, R. BAILLY, Antoine BAUMANN, ancien magistrat, CAPLAIN-CORTAMBERT, administrateur de l’Action française, COPIN-ALBANCELLI, Lucien CORTAMBERT, Dr Paul DELBET, chef de clinique chirurgicale à l’hôpital Necker, Camille JARRE, avocat à la Cour d’appel, Charles MAURRAS, DAUPHIN-MEUNIER, Gauthier MONTCLAS, Lucien MOREAU, L. MOUIL-LARD, Maurice PUJO, Maurice SPRONCK, Octave TAUXIER, Dr VAUDREMER, Henri VAUGEOIS, directeur de l’Action française, colonel de VILLEBOIS-MAREUIL.