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27.6.06

ABC du Royalisme social : Leçon n°1 !

L'ouvrier et la révolution
Qu’est ce que le prolétariat ?
On appelle prolétariat la masse des salariés. Ici, ce terme est employé pour exprimer la situation faite au travailleur par le régime du travail qui a succédé au régime corporatif.

Quel est ce régime ?
On le désigne communément par « régime de la liberté du tr
avail ». L’appellation est fausse ; il faudrait dire : « régime du bon plaisir ».

Pourquoi cela ?
Parce que, dans ce régime, l’ouvrier est mis à la merci non seulement du possesseur des instruments du travail, mais encore du hasard et des crises industrielles.

Comment appelle-t-on le travailleur soumis au régime du bon plaisir ?
On l’appelle un prolétaire.

Le sort du prolétaire est-il préférable à celui de l’esclave ou du serf ?
Non, l’esclave et le serf avaient leur existence assurée : l’esclave par son maître ; le serf par son seigneur. Le prolétaire, lui, n’a pas cette garantie ; il ne possède rien ; il est obligé de vivre au jour le jour, son lendemain n’est pas assuré.

Le sort de l’ouvrier était-il préférable sous le régime corporatif ?
Incontestablement. Depuis le XIIème siècle jusqu’à la révolution, le travailleur appartenait à une association professionnelle appelée d’abord « corps de métier », puis « corporation ». Cette association protégeait l’enfance ouvrière, assurait à l’artisan un sérieux apprentissage, puis de bonnes conditions de travail, des secours en cas de maladie et le pain de la vieillesse. Au résumé, la corporation était pour le travailleur une société d’assurance contre les risques de toutes sortes.
Est-ce bien certain ?
Cela est attesté par des hommes qui ne passent pas pour des réactionnaires. Exemples : le patriarche du collectivisme, Karl Marx ; l’anarchiste Kropotkine ; les socialistes Proudhon, Paul Lafargue et Louis Blanc ; etc…

Comment est disparu le régime corporatif ?
La révolution l’a aboli. Le 14 juin 1791, l’Assemblée Constituante vota le décret qui interdisait aux citoyens d’une même profession de se réunir pour « former des règlements sur leurs prétendus intérêts communs ». Plus tard, l’Assemblée Législative décréta la peine de mort contre ceux qui songeaient à reconstituer les associations ouvrières.

La révolution n’a-t-elle pas été plus loin encore ?
Oui. Les corporations étaient très riches : elles possédaient des biens qui leur permettaient de secourir les nécessiteux du métier et de servir une retraite aux vieux ouvriers. Tous les biens corporatifs ont été volés par les chefs révolutionnaires.

Comment donc s’établit le compte de la révolution ?
Par un double vol commis au préjudice des ouvriers.
En proclamant le régime de bon plaisir, la révolution a enlevé au travailleur la propriété de son état ; en dilapidant les biens corporatifs, elle a exproprié le travailleur, car le patrimoine de la corporation était le bien commun de tous ses membres.

N’y a-t-il pas un autre reproche à faire à la révolution ?
Oui. En abolissant le régime corporatif et en le remplaçant par le régime du bon plaisir, la révolution a institué le règne de l’argent. Les banques aujourd’hui sont toutes puissantes dans les affaires. Une famille qui possède à elle seule plusieurs milliards peut faire baisser, quand il lui plaît, n’importe quel fonds d’Etat, déterminer une crise monétaire, provoquer la hausse ou la baisse sur les objets les plus nécessaires à la vie.

Qu’est-ce que cela prouve ?
Cela prouve que la révolution a été faite contre les ouvriers et au profit des capitalistes.