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6.6.06

Exposition Henry de Monfreid photographe

Mieux que tout autre, Henry de Monfreid (1879-1974) incarne le mythe de l’Aventure ! Les romans, largement autobiographiques, qu’il publie à partir des années 30 feront sa célébrité. Mais avant d’écrire, il a photographié : ses clichés, destinés à ses proches et réalisés en relief, décrivent sa vie mouvementée en mer Rouge. S’il n’a jamais considéré son travail photographique comme une « œuvre » à part entière, le regard sensible qu’il porte sur cette région du monde, ni strictement documentaire, ni esthétisant, témoigne avant tout de sa liberté de créateur. Présentés conjointement, lettres, aquarelles, journaux de bord, documents familiaux remettent en perspective ses photographies.
Sous le signe de la mer
Fasciné par la mer depuis sa plus tendre enfance, Henry de Monfreid a toujours rêvé de devenir capitaine au long cours. De sa première croisière sur l’Amélie à l’âge de 6 ans, jusqu’à son départ pour Djibouti à 32 ans, il sera fasciné par l’appel du large. C’est à bord de bateaux devenus légendaires – Fath el-Rahman, Altaïr, Mousterieh – qu’il naviguera pendant plus de trente années, sillonnant la mer Rouge et l’océan Indien, transmettant à travers ses écrits une immense charge émotionnelle d’aventure teintée de rêverie orientale.
Les images
La curiosité naturelle d’Henry de Monfreid le poussera à expérimenter diverses techniques artistiques : aquarelliste de talent, il sera surtout un photographe à l’œil acéré laissant un exceptionnel ensemble de clichés pris avec un appareil stéréoscopique qui donne des images en relief. Les vues précises et poétiques présentées au musée national de la Marine semblent épouser l’âme de l’Afrique. S’il n‘a jamais considéré son travail photographique comme une « œuvre » à part entière, le regard sensible qu’Henry de Monfreid porte sur cette région du monde, ni strictement documentaire, ni esthétisant, témoigne avant tout de sa liberté de créateur.
Une vie d’aventure
Tour à tour négociant en café, vendeur de vin ou de peaux de bêtes, Henry de Monfreid exerça une kyrielle d’activités. Puis les demandes des populations locales, en guerre les unes contre les autres, le conduisent à la contrebande et à partir de 1914 au transport d’armes accomplissant ce que nombre de colons réalisent de façon dissimulée. Avide de liberté et d’indépendance, naviguant au gré de ses besoins et de son humeur, Henry de Monfreid ne s’installera jamais totalement dans les multiples vies qui furent les siennes. complétée par des dessins de Guillaume de Monfreid, petit fils d’Henry et par des photographies d’Anne de Henning, tous deux partis en mer Rouge sur les traces de l’aventurier.

Activités

Pour en savoir plus sur Henry de Monfreid, deux conférences vous sont proposées par son petit-fils Guillaume de Monfreid et par le romancier Jean-Christophe Rufin

Informations pratiques
Tarifs
- Plein tarif : 8 €/en période d'exposition ou 6,50 €/hors période d'exposition - Tarif réduit : 6 €/en période d'exposition ou 4,50 €/hors période d'exposition - Tarif 6-18 ans : 4 € en période d'exposition - Gratuités, sur présentation d’un justificatif en cours de validité

Horaires
Le musée est ouvert tous les jours (sauf le mardi, le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai) de 10 h à 18 h fermeture des caisses à 17 h 15.
Adresse: Musée national de la Marine Palais de Chaillot 17 place du Trocadéro 75116 PARIS - Téléphone : 01 53 65 69 69 - Télécopie : 33 (0)1 53 65 69 65
Métro : Trocadéro Bus : 22, 30, 32, 63, 72, 82 Batobus : Tour Eiffel

A lire: En mer rouge, Henry de Monfreid aventurier et photographe de Jean-Christophe Rufin, Gallimard, qui a inspiré cette exposition

vu sur le site du
Musée de la Marine