]]>

26.9.06

Quelques vérités sur les combattants d'outre-mer

Nous reproduisons ce texte à voxgalliae parce que... tout simplement, tout y est...

Derrière l’annonce de la revalorisation prochaine des pensions allouées aux « indigènes » ayant servi l’armée française durant la seconde guerre mondiale se cachent énormément de mensonges et d’hypocrisie.
Jacques Chirac a été membre de tous les gouvernements gaullistes de 1967 à 1974, puis premier ministre de 1976 à 1978 et de 1986 à 1988. Il est Chef de l’Etat et des armées depuis 1995. Son parcours ne tolère aucune circonstance atténuante quant à sa responsabilité partagée dans le sort réservé aux anciens combattants (d'outre mer) de la seconde guerre mondiale. Pourtant, il aura fallu attendre la projection d’une fiction cinématographique pour que le Président se décide à réparer une injustice (l’inégalité des pensions versées aux anciens combattants étrangers) qu’il aura cautionnée, administrée et légitimée pendant près de 40 ans ! On atteint là des sommets d’hypocrisie politique qu’il est impossible de ne pas dénoncer…

Le mythe de la « France combattante »Pendant des décennies, la France et le gaullisme plus particulièrement ont entretenu le mythe d’une nation française résistante et combattante. Ce mythe gaulliste est encore bien vivant dans les esprits malgré les les travaux de nombreux historiens sur le sujet qui n’hésitent plus à rappeler cette vérité embarrassante : peu nombreux ont été les Français qui ont participé à la libération de la France ! Le 1er novembre 1944, l’armée française était en effet constituée de 550 000 hommes dont 400 000 étaient originaires d’Afrique du Nord. La moitié de l’armée française de l’époque était musulmane ! On comptait également un grand nombre de volontaires étrangers (brigadistes espagnols, caucasiens, asiatiques etc…) auxquels s’ajoutaient les Forces Françaises de l’Intérieur (les FFI, environ 135 000 résistants). Ce n’est donc pas la nation française qui participe aux combats de la libération. C’est une élite militaire composée de plusieurs grands généraux, des soldats indigènes de la coloniale auxquels s’ajouteront à partir de 1944 les résistants communistes, les réfractaires du STO et quelques milliers d' authentiques patriotes. Ces particularités ont été d’abord occultées puis très vite oubliées. Tout comme a été oubliée l’opération « blanchiment des Forces Françaises Libres », à savoir la décision politique de remplacer pour les derniers combats « décisifs » en Europe le maximum d’indigènes africains par une relève de recrues françaises (de préférence blanche) qui allaient recevoir plus tard les trophées et honneurs de la République en défilant à la Libération. Une opération de « blanchiment » ordonnée par le Général de Gaulle et justifiée soi-disant par la « dureté du climat européen ». La sanglante répression de la mutinerie du camp de Thiaroye (des soldats sénégalais de retour au pays se sont révoltés contre le non règlement de leur solde, près de Dakar) dont on ne parle curieusement jamais, donne finalement une idée du mépris dans lequel étaient tenus ces indigènes pauvres et miséreux à qui l’on a proposé de se nourrir par les armes. Après guerre, la « trahison » s’est poursuivie. Outre l’absence totale d’aide à la réinsertion de ses anciens soldats africains, la « cristallisation » des pensions décidée par le Général de Gaulle en 1959 et réaffirmée en 1978, 1979 et 1981 a consisté à geler les retraites des anciens militaires étrangers de l’armée française en les transformant en indemnités non indexables sur le coût de la vie. Les ressortissants des anciennes colonies se sont retrouvés à ne percevoir en réalité que 3 à 30% des sommes versées à leurs camarades français de métropole.

Alors que la France tournait le dos à ses anciens soldats, elle ouvrait ses frontières à une immigration massive et pratiquait le regroupement familial avec les conséquences politiques, économiques, culturelles et sociales que nous déplorons tous aujourd’hui.


Les indigènes sont les harkis de la 2ème guerre.
Pendant 50 ans, la France aura eu plus de respect et de considération pour les millions de français de papiers qu’elle aura fabriqués avec sa politique d’immigration irresponsable et stupide, que pour ses centaines de milliers d’ anciens combattants, français par le sang versé. Aujourd’hui, puisqu’ une majorité de ces soldats n’est plus de ce monde, Chirac se permet d’étaler sa fausse compassion.


Cet homme n’a décidément aucune parole, ni aucun sens de l’honneur.

Des éléments qui nous ont été apporté par l'Association
pour la Mémoire de l'Empire Français

Les Pieds-noirs oubliés étaient 176 000, soit 20 classes d'age mobilisés, soit 16,40% de la population de recrutement : le chiffre le plus fort jamais relevé en France.
Les "indigènes" d'Algérie, Tunisie, Maroc : 230 000 soit 1,58 % de ces populations.
Ce qui représente 406 000 combattants sur 550 000, il va falloir revoir le chiffre des FFI et des volontaires étrangers !