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10.12.06

Prospectives sur la crise financière qui nous guette.

Les ouvrages concernant la crise des finances publiques françaises, le gaspillage de l'argent public, la braderie du patrimoine de l'Etat, etc. se sont multipliés ces dernières années. Mais à notre connaissance la plupart de ces essais, rapports ou articles universitaires se bornait à stigmatiser le phénomène sans en développer les possibles conséquences sur l'ensemble de l'économie française et européenne.
A mesure que le temps passe sans qu'aucun politique -à l'exception de M. Thierry Breton- ne semble considérer la question comme effectivement prioritaire, ces lacunes se comblent.
Nous vous proposons ainsi de lire attentivement deux documents dont l'un des intérêts principaux est d'alerter les français des risques pour leur porte-monnaie, corrélatifs à l'endettement massif de l'Etat.

Le premier est une conférence donnée par M. Rochat pour le Think Tank monarchisant Nouveau Dialogue: Cliquez-ici.

Le second est un livre paru récemment intitulé Le jour où la France a fait faillite: Cliquez ici.
Si ces scénarii de finance-fiction ne sont pas exempts de tout reproche, il nous semble néanmoins salutaire de bien s'imprégner de l'idée de fond: au rythme actuel, l'Etat français ne pourra plus à moyen terme faire face à ses engagements financiers. Il faudra alors aller quémander à l'Europe les moyens de subsister, en attendant un redressement en règle orchestré par le FMI.

Personne n'est à l'abri.

Il faut enfin ajouter, incorrigiles que nous sommes, que dans ce domaine plus qu'ailleurs, la question du régime n'est pas anodine. C'est bien le système électif qui a ici failli: engoncé dans des campagnes électorales permanentes -le rapport Pébereau ne manque pas de le signaler -, la république n'a pas su mettre en place et mener dans la continuité les réformes salvatrices.
Pourtant Tocqueville, grand visionnaire s'il en est, nous avait prévenu :
« Dans les démocraties, où le souverain est nécessiteux, on ne peut guère acquérir sa bienveillance qu'en accroissant son bien-être ; ce qui ne peut presque jamais se faire qu'avec de l'argent. De plus, quand le peuple lui-même commence à réfléchir sur sa position, il naît une foule de besoins qu'il n'avait pas ressentis d'abord, et qu'on ne peut satisfaire qu'en recourant aux ressources de l'Etat. De là vient qu'en général les charges publiques semblent s'accroître avec la civilisation, et qu'on voit les impôts s'élever à mesure que les lumières s'étendent. »
« Quelquefois la démocratie veut mettre de l'économie dans ses dépenses, mais elle ne peut y parvenir, parce qu'elle n'a pas l'art d'être économe.
»

PV.

1 Comments:

At 14:04, Anonymous Anonyme said...

Mouvement Gaulliste attend votre visite...

 

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