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30.4.06

Quand un régime est pourri on en change!

Ségolène Royal affirme dans "Le Journal du Dimanche" que cette affaire symbolise "la fin d'un règne sans éthique, l'explosion d'un système qui fait la part belle aux méthodes occultes, aux coups bas et aux manoeuvres de déstabilisation". Mais elle ajoute pensant à sa propre ambition....C'est "une leçon pour la gauche qui doit préparer l'alternance sans perdre de temps".
Arnaud Montebourg (PS) parle de "dégoût national" et le thuriféraire d'une "sixième République" (encore une !) estime que tant que le système durera, "les Français ne pourront pas avoir confiance en leur démocratie". François Bayrou, président de l'UDF, estime lui aussi dans un entretien au "Parisien" dimanche qu'avec l'affaire Clearstream, la France "est au bout de la crise de régime" et juge indispensable de modifier les institutions.

30 Avril 1863: Camerone

Camerone
Garçon, regarde bien cette page d'histoire, Et n'oublie pas ce nom : Camerone, Camerone, Camerone. Le ciel de feu du Mexique A jamais se souviendra De ce combat héroïque Dans les murs de l'hacienda. Dans ce décor gigantesque La terre se désaltérait Du sang qui coulait, dantesque, Sur la prairie qui brûlait. A Camerone, à Camerone Garçon, sur le chemin qui conduit à la gloire, Tu dois trouver ce nom: Camerone, Camerone, Camerone. Garçon, si ton destin exige une victoire, N'oublie jamais ce nom : Camerone, Camerone, Camerone. Pour l'honneur de la légion: Sachant qu'ils allaient mouri, Jusqu'au bout de leur mission, Fiers de tomber pour l'Empire Ils étaient soixante-deux, Face à deux mille cavaliers Le soleil baissait les yeux Lorsqu'ils furent exterminés. A Camerone, à Camerone Ce nom qui sonne et qui résonne, Ce nom qui tonne et qui t'étonne Camerone, Camerone, Camerone. Camerone, Camerone, Camerone.Camerone, Camerone, Camerone.
Texte de la chanson Jean Pax-Meffret

Le récit du combat de Camerone
L’armée française assiégeait Puebla. La légion avait pour mission d’assurer, sur 120 kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le Colonel Jeanningos, qui commandait, apprend le 29 avril 1863, qu’ un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le Capitaine Danjou, son Adjudant-major le décide a envoyer au devant du convoi une compagnie. La 3ème compagnie fut désignée mais elle n’ avait pas d’ officier disponible. Le Capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les Sous-lieutenants Maudet, porte drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement. Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3ème compagnie, forte de trois officiers et soixante deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’ arrête à Paolo Verde pour faire le café. A ce moment l’ ennemi se dévoile et le combat s’ engage aussitôt. Le Capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite. Repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des pertes sévères. Arrivé à l’ hauteur de l’ auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’ un mur de trois mètres de haut, il décide de s’ y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le moment ou celui-ci pourra attaquer le convoi. Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier Mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : « Nous avons de cartouches et ne nous rendrons pas ». Puis levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était dix heures. Jusqu’à six heures du soir, ces soixante hommes qui pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à deux mille Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins. A midi le Capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. A deux heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’ une balle au front. A ce moment le colonel Mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les Légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux son frappés, à cinq heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne reste que douze hommes en état de combattre. A ce moment, le colonel Mexicain et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repousse avec mépris. L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Léonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face, à un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maudet et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve ; il leur crie : « rendez-vous ! » - « nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restent menaçantes. « On ne refuse rien à des hommes comme vous ! » répond l’officier. Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment; pendant onze heures ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont, par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée. L’empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment étranger et que de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris. En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’ emplacement du combat. Il porte l’inscription :

Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute un armée,
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats
FrançaisLe 30 avril 1863.
A leur mémoire la Patrie éleva
Ce monument.

Depuis lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes.

Extraits du livre de S.S Benoît XVI (alors Ratzinger) sur la politique

extraits de « Werte in Zeiten des Umbruchs »,« Les valeurs en temps de crise » publié peu de temps avant son élection par l'actuel Pape Benoît XVI.
a) la politique est le domaine de la Raison, calculatrice mais aussi morale, visant la paix et la justice. Cette raison morale doit être défendue car l’esprit de parti obscurcit la conscience morale. Trois valeurs dominatrices vues de façon unilatérale menacent cette raison morale : le progrès, la science et la liberté. Le progrès technique doit être régulé par la morale car sinon, il peut amener l’homme à s’autodétruire. Il faut refuser la fausse perspective de l’homme nouveau du marxisme comme du libéralisme. L’homme reste le même et il ne faut pas détruire l’homme présent au nom d’un homme futur. La science aussi, qui a fait la bombe atomique, doit se soumettre à des règles morales pour ne pas conduire à une société inhumaine où seuls le pouvoir et le commerce seraient déterminants. La liberté devient enfin une idole si elle n’est pas soumise à la justice.
b) La raison doit se libérer de ces mythes. Le mythe de la décision à la majorité doit aussi être renversé. Cette technique peut être utile mais elle ne saurait devenir une valeur suprême. La majorité ne peut par exemple décider de tuer des innocents. La raison morale est au dessus de la loi majoritaire. La science politique de l’Antiquité, du Moyen Age et de la Renaissance admettait la notion de droit naturel (Naturrecht). Aujourd’hui, ce droit naturel est considéré comme non universel mais purement catholique : c’est là la crise de la raison politique, la crise du politique car la raison partisane ne reconnaît plus de valeurs universelles rationnelles.

La paix, la justice et la dignité de l’homme sont les vrais valeurs supérieures. Le droit de vivre, notamment, de l’innocent doit être protégé contre les mythes de la liberté et de la science qui sont utilisés pour justifier l’avortement. La liberté d’insulter le sacré des autres n’est pas admissible. Enfin, la destruction du mariage et de la famille ne l’est pas davantage.

29.4.06

Nous aurons du vin aux vignes avec la Royauté...

Le 9 mai, journée de l'Union Européenne: demandez le programme des manifestations à perturber...

A cette adresse vous trouverez les manifestations gouvernementales et capitalistes de promotion de l'Etat soft totalitaire, techno-ploutocratique et jacobin dit "européen" que les patriotes, souverainistes, nationalistes, et même partisans loyaux de la construction politique de l'Europe sur une autentique subsidiarité doivent perturber http://www.feteleurope.fr
Alors que la construction européenne se fait contre les Etats, les Nations les Peuples d'Europe, que le traité constitutionnel a été massivement rejetté lors du référendum du 29 mai 2005,
que les "initiés", les élites euromondialistes médiatiques, économiques et politiques tentent d'adopter le traité constitutionnel bout par bout (ex: CPE, effacement des frontières politiques ect...) nous devons opposer la plus ferme résistance à la "construction" européenne, qui est une déconstruction de nos nations, en vue de l'avènement du Nouvel Ordre Mondial

sabotage? résistance?

28.4.06


Des rapports entre le centre du pouvoir et la Périphérie
Suversion subventionnée
Intégration au valuers du marché et de la Rép.
racket de rue et racket fiscal
Vote des étrangers? Pourquoi pas le droit d'être élu maire?
Squatte ta mairie! tu squatte bien la France!
Sida et Inscription sur les listes électorales...
Plein de cadeaux à gagner ! et de i-pod à "péta"...
Aspect positif de l'Immigration? Chance pour la France!


photo: La Sourde Oreille

26.4.06

Le 9 mai, journée de l'Union Européenne, à vos briquets !

Le 9 mai multiplions les tractages, les prises de paroles dans les meetings euromondialistes, les actions contre leur Europe des Banques, de la Technocratie et de l'Abandon.

Des outils de conviction sont disponibles à nos locaux...
Action Française
10, rue Croix des Petits Champs, 75001 Paris.
01.40.39.92.06.

Blog puissant: Royal-Artillerie

http://royalartillerie.blogspot.com

Conférence des étudiants d'Af Paris du 28.04.06

Vendredi 28 avril 2006 à 19h15 précises
René de La Tour du Pin par Pierre Lafarge, journaliste à 19 h 15 aux locaux parisiens, 10 rue Croix-des-Petits-Champs, 75001 Paris (métro Palais royal)


Citation René de la Tour du Pin
"Le travail n'a pas pour but la production des richesses mais la sustentation de l'homme."
(vu sur le blog rocyco ardechois...)

Nos Maitres: René de La Tour du Pin

Le lieutenant colonel René de la Tour du Pin Chambly, marquis de la Charce, est né le 1er avril 1834 à Arrancy, non loin de Laon en Picardie. Il est issu d’une vieille famille dauphinoise, catholique et royaliste, il entre à Saint-Cyr en 1852. Jeune officier, il sert sous le Second Empire en Crimée, en Italie et en Algérie avant de participer à la guerre contre la Prusse en 1870. Fait prisonnier cette même année, lors de la chute de Metz, il sympathise en captivité avec Albert de Mun. En septembre 1871, lors de la Commune, alors qu’il est capitaine et aide de camp du gouverneur militaire de Paris, il s’engage, à la demande de Maurice Maignen, animateur des Frères de Saint Vincent de Paul dans l’ « Oeuvre des cercles catholiques d’ouvriers » avec son ami de Mun. Son action est alors inspirée des travaux de Frédéric Le Play. En 1877 il est nommé attaché militaire en Autriche Hongrie et rencontre le comte de Chambord, héritier de la couronne, dans son exil de Frohsdorf. A Vienne il est également marqué par l’influence des catholiques sociaux autrichiens, le plus représentatif d’entre eux étant le baron Karl von Vogelsang (1818-1890) qui anime la revue Vaterland. En 1881, il démissionne de l’Armée et se retire sur ses terres d’Arrancy, dont il sera maire. A la mort du comte de Chambord, en 1883, La Tour du Pin reporte logiquement sa fidélité royaliste sur le nouveau chef de la Maison de France, Philippe d’Orléans, comte de Paris qu’il rencontre à Eu. Au début 1885, de passage à Rome, il est reçu par le Pape Léon XIII. En 1891, contrairement à Albert de Mun, il refuse le Ralliement des catholiques français à la République. Le futur maréchal Lyautey, qui publie au même moment son Rôle social de l’officier, largement inspiré de l’expérience des « cercles catholiques » demeurera pareillement fidèle à ses idées royalistes. En 1892, le marquis épouse sa cousine, Marie de La Tour du Pin Montauban. La même année, il rencontre pour la première fois le jeune Charles Maurras, encore républicain, et amorce une correspondance qui devait se poursuivre jusqu’à la mort du colonel. Une fois l’Action française fondée en 1899, La Tour du Pin apporte son concours. Il livrera ainsi trois études à la Revue grise d’AF entre 1904 et 1906, sur la noblesse, la représentation professionnelle et l’organisation territoriale de la France. En 1907 il publie son maître livre, imposant recueil d’articles écrits à partir de 1882 : Vers un ordre social chrétien. Le marquis René de La Tour du Pin meurt à Lausanne le 4 décembre 1924 à 90 ans révolus.
L’ Action française constituera la principale postérité de la pensée de La Tour du Pin. Comme dira Charles Maurras : « Ce n’est pas La Tour du Pin qui est à l’Action française, c’est l’Action française qui est à La Tour du Pin. » La pensée de la Tour du Pin marquera également le général de Gaulle. En 1970, Edmond Michelet, ministre du Général, faisait remarquer à ce sujet « s’il est un personnage que le général de Gaulle connaît mieux que Marx, c’est peut être le très ignoré aujourd’hui La Tour du Pin. »
voir aussi un rapport à l'argent selon la
Doctrine Sociale de l'Eglise,
histoire du crédit mutuel
Vers le renouveau de l'idée fédérale (1950-1964) : "La Fédération" (mouvement fédéraliste animé par des militants d'Af - non-conformistes - Jeune Droite)

Le nerf de la guerre

vu ur l'excellent blog de polémologie theatrumbelli que nous avions déjà signalé.
"Ce n'est pas l'or, ce sont les bons soldats qui sont le nerf de la guerre. L'or ne fait pas trouver de bonnes troupes, mais les bonnes troupes font trouver de l'or. Si les Romains avaient voulu faire la guerre avec de l'or plus qu'avec du fer, tous les trésors de l'univers ne leur auraient pas suffi, à en juger par la grandeur de leurs entreprises et par les difficultés qu'ils y rencontrèrent ; mais l'usage qu'ils faisaient du fer les empêchait de manquer d'or : les peuples qui les redoutaient leur apportaient leurs richesses jusque dans leur camp."
Nicolas Machiavel (1469-1527)

25.4.06

Café?



www.cjb-assas.new.fr

Tous à la Jeanne !



Dimanche 14 Mai 2006 à 9h30 précises
Rv à l'angle de la rue Royale et de la rue St Honoré, Paris
(faites circuler ce tract autours de vous... format imprimable)

24.4.06

Bainville pour tous !

L'histoire de france de Jacques Bainville téléchargeable au format Pdf ici

Une édition réalisée à partir du texte de Jacques Bainville, Histoire de France. Paris: Librairie Arthème Fayard, 1924, 497 pp.
Une édition numérique réalisée par Diane Brunet, bénévole, guide au Musée de La Pulperie de Chicoutimi, Ville de Saguenay.

22.4.06

Génocide culturel? En voilà un! Les Amazighes (Kabiles) d'Algérie

http://www.makabylie.info/index.php
Akbou a abrité une marche populaire en faveur de la refondation nationale à l’appel d’un groupe de militants de la cause amazighe parmi lesquels figurent le porte-parole du MAK, Ferhat M’henni, l’écrivain journaliste Younès Adli, des animateurs du mouvement des arouch et des syndicalistes. Une première marche qui aura réussi à drainer plusieurs centaines de manifestants autour des mots d’ordre suivants “une nouvelle approche politique consensuelle et unitaire, la réfondation de l’Etat national en dehors de la conception de l’unicité et centralisée, la reconnaissance officielle de la langue et la culture berbères, le respect des libertés démocratiques et le droit à la vérité et à la justice”. La procession humaine s’est ébranlée à 11 heures du lycée Haroun- Mohamed vers la place Colonel-Amirouche. Tout au long du parcours, les marcheurs ont repris à tue-tête des slogans hostiles au pouvoir et au “jacobinisme de l’Etat”. Une halte fut observée à hauteur de la stèle érigée en hommage aux cinq martyrs du Printemps noir 2001. Ferhat M’henni et Idir Aït Mamar déposeront une gerbe de fleurs à la mémoire de tous les martyrs de la démocratie. Dans une ambiance colorée, la procession ouverte par l’étendard berbère poursuivra son chemin vers la place Colonel-Amirouche sous les cris de “Pouvoir assassin !” “Ulac smah ulac !” et “Kabylie Autonomie !”.

Casse-toi !

Finkielkraut contrerevolutionaire

http://www.dailymotion.com/video/123353
(source voxgalliae)

Lire, relire 1984 d'Orwell...

21.4.06

Et si on jouait notre atout?

20.4.06

Le combat d'Eomer, capitaine du Rohan...

Lisez les Epées...

vu sur http://www.lesepees.com
"Sorties du fourreau en 2001, Les Epées entendent braver ces maux, et croiser le fer. L'accueil chaleureux qu'on lui a fait, les collaborations prestigieuses qu'elle s'est assurée, invitent notre revue à préciser son contenu et ses intentions. Nullement retranchées dans un horizon purement contestataire, Les Epées se présentent avant tout comme une revue royaliste, qui se réclame aussi bien de Maurras et de Daniel Halévy que de Bernanos et de Boutang, des non conformistes de droite, mais aussi de la tradition thomiste ou du libéralisme politique. (...) Puisqu'elles ne sont l'organe d'aucune organisation, et qu'elles travaillent sur un plan essentiellement intellectuel, Les Epées peuvent, sans rien renier de leurs principes, transcender les appartenances des rédacteurs et de son lectorat. Elles doivent apparaître comme un pôle de réflexion capable d'enrichir les fidélités de tous."

A l'attaque !

19.4.06

Civitatem canis

18.4.06

Visionnaire?

"- élections, parlements, hautes cours de justice - demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu’ils étaient au bon vieux temps, la démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions radiodiffusées et de tous les éditoriaux mais […] l’oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera"
Aldous Huxley - Retour au meilleur des mondes - 1959

Où allez vous camarades?

Avec nous défends la Cité !
Rejoins l'Action Française !

Nos maîtres: les non-conformistes des années 30

On désigne sous le nom de « non-conformistes de années 30 » une nébuleuse d'inspiration «personnaliste», apparue dans les années 1930-1934 et animée par de jeunes intellectuels qui avaient la volonté de situer leur « engagement » en marge des mouvements établis.
On peut y distinguer trois courants: Celui de la revue Esprit qui se constitue à partir de 1931 autour d'Emmanuel Mounier. Le second est celui de L'Ordre nouveau créé sous l'impulsion d'Alexandre Marc fondé sur la réflexion de Robert Aron et d'Arnaud Dandieu, mort subitement en 1933. Enfin, ce que Mounier appellera la Jeune Droite rassemblera de jeunes intellectuels formés à l'Ecole de l'Action française, Jean de Fabrègues, Jean-Pierre Maxence,Thierry Maulnier, autour des revues Les Cahiers, Réaction, La Revue Française, La Revue du Siècle.
Face à ce qu'ils percevaient comme une "crise de civilisation", ces jeunes intellectuels présentaient, malgré certaines divergences, un "front commun", en rupture avec le "désordre établi" que leur semblaient représenter les institutions capitalistes et parlementaires d'une société libérale et individualiste. Les institutions leur paraissaient aussi fragiles et "inhumaines" que les fondements culturels en proie à un matérialisme et un nihilisme destructeurs. Refusant parallèlement les tentatives "étatistes" de réponse "totale" du communisme ou du fascisme, ils avaient l'ambition de susciter une "révolution spirituelle", transformant simultanément les choses et les hommes. Ils dévellopèrent une conception "personnaliste" de l'homme et de ses rapports avec la nature et la société, devant déboucher sur la construction d'un "ordre nouveau", au delà de l'individualisme et du collectivisme, orienté vers une organisation "fédéraliste", "personnaliste et communautaire" des rapports sociaux.
Après 1934, face aux événements, les itinéraires de ces intellectuels divergeront. Pourtant leur influence ultérieure n'est pas négligeable, quoiqu'un peu diffuse. Sur la lancée des débats intellectuels de l'avant-guerre, certaines des expériences "communautaires" du régime de Vichy (politique de la jeunesse, Jeune France, Uriage) comme certains programmes de la Résistance (Combat, Défense de la France, l'OCM) ne seront pas sans voir reparaître les hommes et les idées des années 30.

Après la guerre, nombre de ces non-conformistes, marqués par l'antitotalitarisme et la division du monde en blocs, verseront dans les mouvements atlantistes et fédéralistes européens. Esprit, tout en prenant ses distances avec une partie de son héritage, contribuera à l'avènement d'une "nouvelle gauche" et ne sera pas sans influence sur ce que dans les années 1980 on appellera la "deuxième gauche". De même qu'après 1968, certains courants écologistes se rattacheront à cet "esprit des années 30" avec Denis de Rougemont ou Jacques Ellul. Cette influence s'est aussi exercée sur le courant de la démocratie chrétienne et ses prolongements. Au-delà de la France, les non-conformistes trouveront aussi une audience, au Québec ou parmi les milieux de dissidents de l'Europe de l'Est, tandis qu'il ne sera pas étranger à l'évolution de la réflexion des milieux catholiques durant la seconde moitié du XXe siècle.
Les orientations intellectuelles et politiques des non-conformistes des années 30 et leur engagement ultérieur ont fait l'objet d'interprétations diverses et controversées. Certains (Zeev Sternhell, Beranrd-Henri Lévy) y ont vu notamment une forme particulièrement sophistiquée de "fascisme français". Cette thèse, qui a bénéficié d'une certaine audience médiatique, a été anéantie par la recherche en raison de son caractère paranoïaque, négligeant et reconstruit.
http://www.emmanuel-mounier.net
en espagnol
http://www.mounier.org, organisateur du 1er Congrès Int. du personnalisme communautaire
A lire: Les non-conformistes des années 30 de Jean-Louis Loubet Del Bayle, Point Histoire, Seuil, 2001, 562 pages, 18€ Jean de Fabrègue et la jeune droite, Véronique Auzépy-Chavagnac, P.U du Septentrion, 2002, 464 pages, 29,85€
A lire Thierry Maulnier. Biographie, Etienne de Montety, Julliard, 372 pages, 21,34€
Le personnalisme d'Emmanuel Mounier, Puf, 8€
La Révolution nécessaire de Robert Aron, Arnaud Dandieu, Jean-Michel Place, 296 pages, 18€

Quelques livres "d'en face" à lire avec profit...

Hommage à la Catalogne George Orwell
Engagé dans les milices du Parti Ouvrier d'Unification Marxiste (POUM), l'auteur de 1984 connaît la Catalogne au moment où le souffle révolutionnaire abolit toutes les barrières de classe. La mise hors la loi du POUM par les communistes lui fait prendre en horreur le "jeu politique", les méthodes staliniennes, qui exigeait le sacrifice de l'honneur et de la common decency au souci de l'efficacité révolutionnaire. Son témoignage au travers de pages parfois lyriques et toujours bouleversantes a l'accent même de la vérité. À la fois reportage et réflexion, ce livre reste, aujourd'hui comme hier, un véritable bréviaire de liberté face aux totalitarismes naissants . 294 pages, 2005, 6,94€

Nous qui désirons sans fin de Raoul Vaneigem
Nous qui désirons sans fin fait l'examen critique d'une société marchande en déclin et d'une société vivante appelée à la remplacer. Le capitalisme mondial n'est plus qu'un système parasitaire déterminant l'existence d'une bureaucratie où le politique est aux ordres d'une pratique usuraire.Toute l'organisation sociale est ainsi menacée, jusque dans sa contestation qui, ne cherchant d'autres solutions, en dehors de l'économie d'exploitation, se dégrade avec elle. Cependant, si nous ne voulons plus d'une civilisation qui a tourné toutes ses espérances vers la mort, nous ne voulons pas davantage d'une société où la vie est perçue à travers l'optique de la rentabilité. Comment empêcher les désirs de devenir leur contraire? (...) il lui importe avant tout de renaître à ce qu'il a en nous de plus vivant. 203 pages, 1999, 6,07€.

RAF, la guérilla urbaine en Europe occidentale de Anne Steiner & Loïc Debray
En 1972, alors que la jeunesse occidentale poursuit sa mobilisation contre la guerre du Viêtnam, des bombes explosent aux quartiers généraux américains de Francfort et Heidelberg. Des soldats sont tués et des ordinateurs chargés d'assurer une partie de la logistique de l'armée américaine au Viêtnam sont détruits. Pour la première fois, un groupe de lutte armée, la RAF, affirme qu'il ne représente que lui-même, qu'il est sujet révolutionnaire. Il attaque l'impérialisme au coeur même des métropoles, en Allemagne fédérale. Pour les militants de la Fraction armée rouge, le mot d'ordre du mouvement étudiant, « Il faut lutter ici et maintenant », est devenu une prescription éthique qu'ils ont assumée jusqu'en prison, dans les conditions les plus dures. (...) Cet ouvrage accorde une place déterminante aux écrits de la RAF et aux enjeux qu'ils sous-tendent car c'est avant tout la production théorique du groupe qui éclaire le mieux sa cohérence et sa singularité. Les entretiens menés avec d'anciens militants, sympathisants et avocats permettent de retracer des itinéraires (...). Anne Steiner, maître de conférences au département de sociologie de l'université de Nanterre, a soutenu en 1985 une thèse sur la violence révolutionnaire en Allemagne de l'Ouest. Ses dernières recherches portent sur le mouvement anarchiste individualiste. Loïc Debray, professeur de mathématiques, écrit depuis plusieurs années dans la revue Temps critiques où il développe une analyse politique de l'individu. 255 pages, 2006, 13,30€

Emile Pouget, la plume rouge et noir du Père peinard de Xose Ulla Quiben
Il porte toujours son feutre confédéral et sa pointe de barbiche. Il s'en va lentement, de son pas tranquille, perdu dans ses rêveries, quelquefois avec un filet à provisions en mains. II a toujours son allure de bon employé scrupuleux et méthodique, d'homme paisible et rangé. Ceux qui le rencontrent ne se doutent point qu'ils viennent de coudoyer le terrible terroriste de 1894. On peut saluer ce vétéran, il n'en existe pas des douzaines comme celui-là.» Victor Méric, «Souvenirs d'un militant», La Vague, 28 février 1925. Emile Pouget, fut marqué à jamais par le procès des communards de Narbonne qui se tint à Rodez. Monté à Paris, il est condamné à 8 ans de prison pour avoir protégé Louise Michel à la manifestation des sans travail. Sa plume rouge et noire donne vie au virulent « Père Peinard », journal pamphlétaire...Condamnations, prison puis exil... Le journaleux n'en finit pas de s'adresser aux bons bougres et bonnes bougresses qui peinent dans la mistoufle, conspuant (...) les pisse-froids de socialos... Le préfet de l'Aveyron écrit au ministre de l'Intérieur en mars 1894: «Cet individu est considéré dans le pays comme dangereux»... Effectivement, avec les anarchistes d'avant la grande guerre, il ouvre la voie au syndicalisme révolutionnaire en fondant... la CGT. Xose Ulla Quiben est né en 1958 en Espagne. Il réside en Aveyron où il exerce le métier d'instituteur. 399 pages, 2006, 15,00€

La bataille du logiciel libre. Dix clés pour comprendre de Perline & Thierry Noisette
Alors que l'informatique a envahi le quotidien de millions de nos contemporains, elle est devenue le champ d'une bataille d'une ampleur insoupçonnée en ces premières années du xxi' siècle : celle qui oppose les partisans du « logiciel libre » aux multinationales dont la fortune repose sur les « logiciels propriétaires ». Une bataille symbolisée par l'affrontement de plus en plus ouvert entre GNU/Linux et Microsoft - qui recourt désormais à toutes les armes contre cet adversaire insaisissable, de l'intoxication aux attaques juridiques. Jusqu'alors affaire de spécialistes et de techniciens, la révolution du logiciel libre concerne maintenant tous les usagers de l'informatique - et particulièrement ceux que préoccupe la mise en cause de l'intérêt public par la volonté d'accaparement de quelques grands groupes. D'où l'intérêt de ce livre, où les auteurs apportent des réponses claires et pédagogiques à toute une série de questions : comment est né le concept de logiciel libre? Que recouvre-t-il et qui sont ses pionniers? Comment fonctionne une communauté de développeurs ? Les logiciels libres répondent-ils vraiment aux besoins du grand public et peut-on se libérer de la dépendance aux logiciels propriétaires? Quels sont les enjeux géopolitiques du Libre? Quel rôle peut-il jouer dans le tiers monde? Au-delà de ses informations pratiques, ce livre propose un précieux éclairage sur les guerres de la « propriété intellectuelle »: les problématiques de la bataille du logiciel libre sont en effet similaires à celles des médicaments génériques ou des revues scientifiques. En cela, l'objet du Libre est pleinement politique et social.Journalistes et militants, Thierry Noisette (spécialiste des technologies de l'information et de la communication) et Perline (journaliste scientifique) étudient depuis longtemps l'impact dans la société des technologies, en particulier celles de l'information.128 pagesEdition : 2004

La restauration nationale. Un mouvement royaliste sous la Ve République de Jean-Paul Gautier
Née des retombées de la guerre de 1870 et de l'Affaire Dreyfus, l'Action française disparaît en 1944, "compromise" par son soutien au vainqueur de Verdun. Elle renaît dès 1945 à travers une publication clandestine. Lentement, les partisans du nationalisme intégral reconstituent leurs réseaux. À la veille de la guerre d'Algérie, l'organisation royaliste est reconstituée sous le nom de Restauration nationale. Elle se range aux côtés des partisans de l'Algérie française et structure la résistance métropolitaine à la politique d'Abandon. Cette réapparition du courant royaliste sur la scène politique, et sa permanence durant ces 50 dernières années, va marquer l'histoire de l'après-guerre. La nouvelle «génération Maurras » sera présente et active de Mai 68 au mouvement lycéen de 1996 en passant par les célébrations du Bicentenaire de la Révolution, en dépit des crises et scissions qu'elle affrontera. Cet ouvrage constitue une contribution indispensable pour comprendre la permanence de courants "antidémocratiques". 371pages, 2002, 20,43€

Leur jeunesse et la nôtre. L'espérance révolutionnaire au fil des générations de Jean Birnbaum "Nous n'avons pas vingt ans, nous n'avons pas trente ans, mais déjà dans la bouche un goût de terre brûlée. Car c'est en vain que nous sommes partis en quête de nos aînés. Nous avions rêvé d'un dialogue et qu'ils nous communiquent le feu qui embrasa leur jeunesse. Au lieu de quoi, ils nous tournèrent le dos, préférant se claquemurer dans une nostalgie stérile : après eux, le désert... Nous voici livrés à nous-mêmes. A l'origine de cet essai, donc, il v a la volonté de se réapproprier un passé, pour en tirer leçons, en notre nom. Sur les espérances révolutionnaires, exercer un droit d'inventaire. Récupérer, avec la génération 68 ou plutôt malgré elle, quelque chose comme un passage du témoin. Cette enquête en filiation, j'ai voulu la mener au miroir d'une tradition singulière (le trotskisme), et donner la parole à des militantes, des militants, célèbres ou anonymes, passés ou présents. Ceux-là n'ont pas toujours évité les tentations autoritaires, mais depuis le combat « antistalinien » jusqu'aux luttes altermondialistes en passant par la solidarité avec les peuples colonisés, ils n'en ont pas moins ancré leur révolte dans un souci vital de transmission. Au creux de leur discours, il s'agit de restituer ce qu'on pourrait nommer une pédagogie de l'émancipation : l'écoute des aînés, le goût pour la chose imprimée, la passion des idées... D'explorer l'élan et l'enthousiasme, d'abord, mais aussi les déchirures intimes : sur les dérives sectaires, par exemple, ou encore sur la question juive. (...) Et maintenant ?Jean Birnbaum, 31 ans est journaliste an Monde. 368 pages, 2005

Le sabotage d'Emile Pouget

Pour les ouvriers dont le travail est exploité, « saboter », c'est enrayer la machine de production. Syndicaliste militant et cofondateur de la Confédération générale du travail, Émile Pouget (186o-193s), publie vers 1911-1912 un véritable manuel de résistance. Subversif, méthodique, il expose avec humour la théorie et la pratique du sabotage, du « vas-y molto » à la grève du zèle, en passant par toutes les manières de ruiner l'image d'un patron... Car saboter n'implique pas forcément détruire. Étymologiquement, c'est « travailler comme à coup de sabot », faire du mauvais travail.Si, comme on nous le dit, le travail est une marchandise, alors pour avoir du travail de qualité, il faut que les patrons y mettent le prix : « À mauvaise paye, mauvais travail !» 111 pages, 2,38€

La révolte des Canuts. 1831-1834 de Fernand Rude
Des « Trois Glorieuses prolétariennes » de novembre 1831 à « la sanglante semaine » d'avril 1834, les deux insurrections des canuts de Lyon sont restées dans l'histoire comme les premières luttes ouvrières. « 1848 n'inventa rien, écrivait l'historien Daniel Halévy. 1830, au contraire - et les trois années qui suivirent - marque la vraie crise, l'invention des idées, l'initiative des mouvements. Alors le saint-simonisme, le fouriérisme et le blanquisme se forment à Paris dans les cénacles et les clubs ; et le syndicalisme plante son drapeau noir sur la colline de la Croix-Rousse. » Fernand Rude retrace l'histoire de ces révoltes qui constituèrent un tournant dans l'histoire de la classe ouvrière : l'organisation, la lutte des ouvriers lyonnais, leur victoire éphémère et la répression sanglante qui suivit. Fernand Rude, connu pour ses nombreuses études d'histoire du mouvement social, est notamment l'auteur d'une thèse capitale Le Mouvement ouvrier à Lyon de 1827 à 1837, et, aux éditions Maspero, d'une histoire de l'insurrection de 1831, C'est nous les canuts. 208 pages, 14,92€

Libération de Sartre à Rothschild de Pierre Rimbert
Fondé par Jean-Paul Sartre en 1973, pour « donner la parole au peuple », Libération est passé en 2005 sous le contrôle du banquier d'affaires Édouard de Rothschild. Ces noces de la presse et de l'argent n'éclairent pas seulement le sort des journaux français livrés aux industriels. Libération fut aussi le laboratoire d'une métamorphose. Celle d'une gauche convertie au libéralisme dans les années 1980, et qui dissimule son conformisme économique derrière un rideau d'« audaces » culturelles.Au-delà de l'analyse d'un cas exemplaire, ce livre examine les ressorts d'une révolution libérale dans la vie intellectuelle française. 143 pages, 2005

Révolte consommée. Le mythe de la contre-culture de Joseph Heath & Andrew Potter
« Dans ce livre, nous avan~ons l'idée que si des décennies de rébellion contre-culturelle n'ont rien changé, c'est parce que la théorie de la société sur laquelle repose l'idée contre-culturelle est fausse. » Joseph Heath et Andrew Potter proposent une analyse à la fois précise et passionnante des mouvements culturels de la société de consommation de ces trente dernières années, mouvements qui se veulent radicaux. De la naissance de la contre-culture à son institutionnalisation, les deux essayistes mettent à nu la logique commune du capitalisme et de ces mouvements anticonsommations dont l'émergence a eu pour résultat de créer de nouveaux marchés et de renforcer le système, au lieu de combattre ses perversions et ses excès. À la fois histoire de la pop culture, manifeste politique et analyse sociale, cet essai propose unvrai débat, s'amuse àremettre en question les personnalités les plus médiatiques de la contre-culture (Michael Moore, Naomi Klein... ) mais surtout, invite le lecteur à trouver de nouvelles pistes de réflexion. 431 pages, 2006

Feu sur le quartier général !

vu sur le site de l'ump
L'UMP est par exellence, et de manière plus évidente que ne le furent ses prédecesseurs (RPR, RPF, MRP...) un concentré des fausses valeurs qui font agoniser la France... Il faut fermement s'y opposer! Le danger de l'UMP est plus grave encore que celui que représente la gauche, parce que l'UMP est suceptible d'induire en erreur et de tromper les hommes de bonne volonté. Ce que nous combattons...

"La Nation se vit à travers des symboles comme la Marseillaise, Marianne, le 14 juillet, le drapeau tricolore ou la devise sur le fronton de nos mairies. Ces symboles sont le ciment qui nous rassemble. Ils doivent être maintenus. Le rituel républicain qui permet à tous de prendre conscience de l’appartenance commune doit être revalorisé. Notre pays est celui qui a défendu la liberté et qui a combattu pour les Lumières. La Nation se construit à travers cette volonté de bâtir ensemble une destinée commune qui doit être défendue,(...)
L’Europe est notre horizon. C’est à la fois une réalité et une aventure. Depuis les années cinquante, grâce à l’œuvre des pères fondateurs de l’Europe, nos démocraties ont décidé de se rassembler et de s’interdire les rapports de haine et de guerre.(...) Pour nous tous, l’Europe est un élargissement de nos perspectives."
Les frontières sont aujourd'hui devenues perméables et la concurrence est mondiale. La société est plus mobile et les références plus floues. Le développement économique et la science sont capables de grands progrès." ect...

Eurofédéralisme, républicanisme, démocrassouille, héritage révolutionnaire, illuminisme, droitdelhommisme, repli "européen" sur la scène internationale, mondialisme, matérialisme et économisme, progressisme scientiste, relativisme culturel, sansfrontiérisme... Feu! feu! feu sur l'UMP! Pas une voix pour les traîtres à la patrie!

17.4.06

Serbie, Afghanistan, Irak... demain l'Iran? la Syrie?

16.4.06

Devoir d'histoire... Les gardes suisses

Jean Raspail, François Bluche, Michel Déon, Ghislain de Diesbach figurent parmi les premiers signataires d’une pétition « pour la reconnaissance du sacrifice des Gardes suisses » massacrés par les sans-culottes de Danton. Le 10 août 1792, Louis XVI ordonne aux 1 100 Gardes suisses qui défendaient les Tuileries de regagner leur caserne à Courbevoie.
En chemin, ils seront assassinés par les assaillants du palais, puis mutilés par une foule en folie.

Ce massacre mit fin à trois siècles d’alliance entre la France et la Suisse. Les signataires demandent que la plaque à leur mémoire, dévoilée en France par le président de la Confédération helvétique, en novembre 2005, et conservée aux Invalides, soit transférée à la Chapelle expiatoire construite sur le lieu du charnier qui recueillit leurs dépouilles, square Louis XVI dans le VIIIe arrondissement de Paris. Pour tout renseignement :
vallet.baux@wanadoo.fr
Vu sur www.valeursactuelles.com
Voir aussi http://www.genehisto.com/source/pages/H031.htm

Bonne et sainte Paques

Christos Anesti !*

*Christ est récussité !

Le syndicat étudiant numéro un

vu sur http://unef-veritas.blogspirit.com
un militant de l'UNEF dégoûté raconte... "Mon syndicat, le syndicat numéro un en France, ce syndicat qui avait tant obtenu pour les étudiants... avait en fait volé et trompé. Et plus que tout: il m'avait mené en bateau et utilisé tout ce temps, tout ça grâce à ces idéaux que mes camarades et moi, on pensait défendre."
...
"Lorsque l'on veut monter un mouvement de contestation, il faut mobiliser les étudiants et pour cela nous avons pour habitude de convoquer des AG (Assemblées générales). Le concept est d'afficher cela comme étant une réunion d'information avec, pour finalité, une décision prise démocratiquement par l'ensemble de l'assemblée étudiante. Cependant, derrière cette jolie vitrine, c'est un défilé de militant de unef à la tribune qui s'organise, les soit disant étudiants issuent de l'AG qui ont un avis et veullent le partager se révèlent tous être des cadres de l'unef. Le publique boit les parolles (...) rarement quelqu'un pour apporter un avi contradictoire... et lorsqu'il y en a un, on fait en sorte qu'il ne puisse pas parler ou pour une prise de parolle dissidente on place cinq prises de parolles dans le bon sens... c'est une conception de la démocratie... Ensuite, quand tout le monde a craqué et qu'on en arrive au vote, c'est encore plus drole. Si, par exemple, nous voulons que l'Université se mette en grêve, on proposera cette action. Si l'AG se prononce contre (...) alors tout les cadres repassent à la tribune (...) et on repasse la même proposition au vote... et c'est ainsi jusqu'à ce que l'action choisie par les cadres obtienne la majorité sans qu'auncue autre alternative ne soit jamais proposée.Et après on s'étonne que lorsqu'on arrive à réunir 400 personnes pour voter un mouvement, on finisse ce mouvement à 40 et que l'année suivante seulement 5 re-hadèrent à l'unef..."

13.4.06

Le souverainisme? Qu'est-ce que c'est?

« (...) À tout seigneur, tout honneur, c’est Paul-Marie Coûteaux qui a introduit le souverainisme dans le débat politique français aux alentours de 1990. Il empruntait le mot à nos cousins du Québec qui exprimaient par le souverainisme leur revendication de conquérir la souveraineté pour la “Belle Province”. En France, le souverainisme consisterait, pour Coûteaux, à défendre une souveraineté menacée de disparaître dans les projets d’intégration européenne. Depuis lors, le mot a fait fortune et le souverainisme représente aujourd’hui un des pôles du débat politique français. À quoi bon un mot nouveau, diront certains, puisqu’il existe déjà le terme “nationalisme” pour désigner une action politique réfléchie au service de la France ? Les deux mots ne s’excluent pas, ils sont complémentaires. Le souverainisme a un caractère juridique et, surtout, il est axé sur la préservation de la souveraineté qui n’est autre que notre liberté de Français de conserver la maîtrise de notre destin. Le nationalisme est plus général et touche à la préservation et au développement de tout ce qui appartient au patrimoine de la nation ainsi qu’à la défense en toute circonstance de l’intérêt national. En ralliant le camp du souverainisme, l’Action française n’a rien renié de son nationalisme. Elle n’a fait que se conformer à sa stratégie de toujours, consistant à rechercher l’alliance pour un objectif déterminé – ici la défense de la souveraineté de la France – avec les républicains patriotes (dont nous ns distinguons, par notre nationalisme justement (ndlr)). C’est ce qu’elle appelle le “compromis nationaliste”. (...) Selon eux, il valait mieux demeurer entre soi plutôt que de participer à l’alliance de tous les patriotes par delà leurs divergences idéologiques ou partisanes pour faire échec à la Constitution européenne. Leur attitude s’est apparentée à une désertion au moment où la France était près de renoncer à elle-même. Le “non” du référendum du 29 mai a marqué un coup d’arrêt salvateur. Nous sommes fiers, à l’Action française, d’y avoir contribué non seulement par nos suffrages, mais aussi par l’intense propagande que nous avons menée les mois précédents. La souveraineté nationale S’il y a des mots nouveaux qui s’installent dans le langage politique, il y a aussi des mots ou des expressions qui, avec les années, acquièrent un nouveau sens. C’est le cas de la “souveraineté nationale”. (...) le maître de l’Action française oppose (y) la « souveraineté de salut public ». (...) Maurras prend ici l’expression “souveraineté nationale” au sens des révolutionnaires de 1789 qui avaient écrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme : « La souveraineté réside essentiellement dans la nation ». Cependant, après la guerre de 1914-18, les mots avaient évolué. Souveraineté nationale était devenu l’équivalent d’indépendance nationale, la première étant le support de la seconde. Maurras dénonça désormais la nocivité de la souveraineté populaire. En 1949 il publiait un ouvrage Pour un jeune Français (chez Amiot-Dumont) où il s’en prenait à ceux qui veulent «abandonner en tout ou en partie la souveraineté nationale» au profit d’une idéologie qui servirait des intérêts étrangers. Les souverainistes républicains ont eux-mêmes entériné cette évolution sémantique. Ils se présentent en défenseurs de la souveraineté nationale et populaire afin de préciser qu’ils se réclament aussi de la démocratie. Ce qui réunit tous les souverainistes, c’est la souveraineté nationale, et elle seule. C’est là le meilleur terrain d’entente entre Français par delà leurs options politiques divergentes : la volonté de préserver une France libre et indépendante.» Pierre PUJO L’Action Française 2000 n° 2695 – du 16 février au 1er mars 2006

Nos Maîtres: Pierre Boutang

Pierre Boutang naît le 20 septembre 1916 à Saint Étienne. Fils d'un père ingénieur ayant sa propre fonderie de métal, il apprend à lire dans les colonnes de l'Action française. Elève boursier au Collège jésuite Saint-Michel et au lycée de SaintÉtienne, puis au lycée du Parc, Pierre Boutang découvre Spinoza en khâgne grâce à son maître Jankélévitch, tout en éprouvant une réelle passion pour Rimbaud. En 1935, il entre à l'Ecole normale. Il rend visite à Maurras avec des étudiants royalistes et à partir de 1936, il écrit à L'Etudiant Français, le journal des étudiants d'Action Française. Cette même année, il se marie avec Marie-Claire Canque, deuxième femme reçue à l'Agrégation de Lettres classiques, dont il aura six enfants. Dès 1937, Pierre Boutang donne des conférences à l'Institut d'Action Française. En 1939, il est reçu à l'agrégation de philosophie et se voit confier par Maurras la "Revue de presse " de L'Action Française. Vient la guerre. En 1940, il rédige la plaquette " Amis du Maréchal " avec son ami Henri Dubreuil. Au cours de l'année 1941, il enseigne la philosophie et, alors qu'il avait été affecté dans une compagnie de Tirailleurs algériens, prépare le concours d'entrée à Saint-Cyr. En octobre, toutefois, Boutang part en Afrique du Nord, après avoir soumis son projet à Maurras, afin de mieux combattre l'occupant. Cette année là, il prend contact avec le Comte de Paris. Démobilisé en octobre 1945, Pierre Boutang retourne à Paris. Il n'a pu assister au procès de Maurras et, à peine nommé maître assistant à l'Université se voit lui-même persécuté par certains gaullistes, et est exclu de l'enseignement public. Il traduit, alors, et préface l'Apologie de Socrate. Maurras le remercie en lui dédiant ainsi La Consolation à Térence : "A Pierre Boutang, en souvenir de notre Grèce romaine. " En 1947, Boutang publie son premier roman La maison, un dimanche (La Table Ronde). Nommé par Maurras responsable de la Politique à l'hebdomadaire d’AF Aspects de la France, il rend souvent visite à son maître emprisonné et se bat pour sa réhabilitation comme pour celle du Maréchal Pétain. Entre 1948 et 1950, La Politique considérée comme souci, Le Furet, La République de Joinovici et Quand le Furet s'endort marquent une intense activité de publication. Boutang oeuvre aussi à la renaissance de l'Action Française. Le 16 novembre 1952, Maurras décède à Tours. Dans Aspects de la France, Boutang écrit "Nous l'avions avec peine reconnu mortel. […]Mais la mort est venue. Nous savons mieux qu'avant, que ce Maître et ce Père ne nous quittera plus. Il n'y a que des devoirs et des tâches." Ce que Pierre Boutang fera de manière solitaire en tentant sa propre aventure. Le 12 octobre 1955, sort le premier numéro de l'hebdomadaire La Nation Française, journal royaliste créé avec Michel Vivier et dont Boutang tient l'éditorial ainsi que la chronique " Signes du Temps ". En 1958, il publie Le Secret de René Dorlinde et La Terreur en question, dénonçant la vacuité du régime et l'aveuglement de certains intellectuels face à la Terreur instaurée par le FLN et plus largement les systèmes de type soviétique. En 1961, Boutang écrit la préface aux Possédés de Dostoïevski. Déçu par les choix de De Gaulle, il accumule aussi les procès pour " offense au chef de l'Etat ". Dans la Nation Française, Halévy écrira que Boutang est " le seul à la hauteur de notre tragédie politique ". En 1964, il se rapproche de nouveau du général De Gaulle, comptant sur un accord entre le Comte de Paris et celui-ci. Mais à l'approche de 1968, le témoignage philosophique va reprendre le pas sur le pur militantisme. Le 18 octobre 1967 parait le dernier numéro de La Nation Française, prophétiquement intitulé " Manifeste avant les orages ". Le 6 juin 1967, Pierre Boutang est réintégré dans l'Université. Se rapprochant à nouveau de l'Action Française, il soutient, en 1973, sa thèse sur l'Ontologie du secret à la Sorbonne, considérée par George Steiner comme " l'un des maîtres textes métaphysiques de notre siècle." En 1976, Boutang publie Le Purgatoire et en 1977, Reprendre le pouvoir. Il est, cette même année, élu professeur à la Sorbonne à la chaire de Métaphysique et de Morale. En 1981 c'est la parution de La Fontaine politique, et d'un pamphlet contre Giscard d'Estaing, Précis de Foutriquet. Il soutient, avec le Comte de Paris, la candidature de François Mitterrand. En 1987, Boutang est nommé "Professeur émérite" à la Sorbonne. Les années suivantes, il crée un séminaire de philosophie qui se tiendra chez lui jusqu'en 1997, et publie, entre autres, ses Dialogues avec George Steiner. Les Editions de la Différence entame une grande réédition de son oeuvre de critique, dont le Blake, ou son Karin Pozzi. Il décède le 27 juin 1998, laissant derrière lui une oeuvre monumentale consistant en des dizaines de Cahiers qui constituent un commentaire métaphysique mené depuis l'adolescence. Ne sistas: te lux altius ire monet, " Ne t'arrête pas : la lumière te prévient d'aller plus haut ". Telle était la devise de Pierre Boutang. Il ne s'est jamais arrêté, n'a jamais rien concédé, n'a jamais rien renié. Il restera, certes, dans les mémoires comme un " homme d'une intelligence transcendante " (George Steiner). Mais Pierre Boutang annonça surtout l'irréductibilité de la liberté de l'esprit à l'âge de l'Argent-Roi qui prétend pouvoir tout ruiner de l'homme incarné.
Gabrielle, paru dans le n° 61 d'
Insurrection à télécharger en format pdf ici