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28.6.06

Rappel: Inscrivez-vous au CMRDS maintenant!

Verdun

Vu sur le blog de JP Chauvin

(...)"Une idée trop souvent, et à tort, répandue : celle qui consiste à ne voir que « la République » au combat et oublie que les motivations des combattants étaient d’abord patriotiques avant que d’être politiques. J’ai été très marqué, il y a une dizaine d’années, par la lecture de Tombeaux qui regroupe des articles nécrologiques publiés par Maurras dans L’Action française et qui est un véritable mémorial de ces royalistes qui n’ont pas hésité, République ou pas, à répondre à l’Union sacrée et à l’appel de la patrie : toute la jeune génération du néo-royalisme des années 1910 a été fauchée, dont Henri Lagrange, l’un des plus brillants esprits du Quartier latin, mort à 20 ans en 1915, ou Henry Cellerier, dont le corps n’a jamais été retrouvé, auteur d’un livre La Politique fédéraliste dont les nombreuses pages blanches témoignent du passage de la censure.

Ces jeunes soldats ne sont pas morts pour la République, qu’ils combattaient dans le civil, mais pour la France, au-delà des institutions elles-mêmes : leur attachement à la patrie n’était pas idéologique mais « charnel » et historique. Ils savaient que la France vaincue, c’est la pire des épreuves, c’est l’occupation, la fin de la liberté. C’est ce sentiment que Maurras résumait par cette formule simple : « De toutes les libertés humaines, la plus précieuse est l’indépendance de la patrie ». C’est elle, en effet, qui garantit et permet les autres, même si elle n’en est pas la seule condition. On a pu, d’ailleurs, le constater dans la guerre suivante où la défaite a entraîné cette Occupation de quatre ans dont notre pays n’a pas encore réussi à faire le deuil, en particulier sur le plan de l’Histoire et de la mémoire…

Verdun est, au-delà de la gloire et de l’héroïsme, tous deux indéniables et sans doute sauveurs en cette occasion, une page terrible de notre Histoire : il serait dommage d’en oublier les leçons, car cet oubli porterait en lui les possibilités de revivre des drames analogues, par imprudence ou lâcheté.(...)

Bobo'titude: les théatreux

Vu sur Je suis un théatreux !

Exemples de paroles de chansons plaisant à un auditoire essentiellement bobo
Jeanne Cherhal "le petit voisin"----> Tendance " ancienne étudiante théâtreuse devenue bobo


"NB: dans cette chanson, une bien belle description du théâtreux, ou comment une théâtreuse arrive à synthétiser parfaitement les caractéristiques propres à son mouvement. BRAVO jeanne, une bien belle auto-analyse !

Le petit voisin dans son T1 a des instruments assez rares et insolites.Des percus, un masque malien, des cendriers et des grigris de bakélite. Il souffle dans un bout de bambou, un didjeridoo de Pier Import, du Népal. Il joue à poser des embouts sur des bouteilles, puis il aspire et devient tout pâle. Et, dans tout l'immeuble, crado mais acceptable, on se chicane, on se cherche, on s'engueule calmement. Mais le petit voisin, il s'assied à sa table et il se roule un stick car il est étudiant. De temps en temps, le petit voisin, pour justifier sa bourse accordée par la fac,fait un saut hors de son T1 et intègre un amphi bondé comme un gros sac.Sur le macadam citoyen que l'on piétine quand on n'en peut plus de stagner, on voit passer le petit voisin:sous des bannières il se plait à revendiquer un peu plus de ci moins de ça. Un sitting au djembé devant la préfecture. Les causes perdues, les grands débats, on finit par tout faire flamber dans l'aventure!! Et puis un jour, le petit voisin ira pointer quelque part pour bouffer un peu. Il s'ennuiera et sera loin le temps où il rêvait que demain serait mieux. Alors pour tromper l'amertume comme à dix-huit berges en criant que ça suffit, il arpentera le bitume. Rien ne changera mais au mois ça dégourdit. Au moins ça dé, Au moins ça dégourdit...

Les Muscadins (I)

Vu sur canalmythos

<>Thermidor 1794, le 9, Robespierre est renversé. Il gravit le lendemain les marches de l'échafaud, soutenu par ses complices. Si la terreur se termine officiellement en tant que moyen politique, les terroristes agissent encore. Un retour au pouvoir des jacobins est loin d'être exclu, ils sont encore nombreux dans les sections des sans-culottes des Faubourgs à porter le bonnet rouge. Si la chute de Robespierre sonne le glas des espérances révolutionnaires, elle marque aussi le réveil des royalistes parisiens. A la jeunesse jacobinne, vêtue "à la sauvage", volontairement sale et volontiers ordurière ("une propreté affectée devient ridicule", écrit le conventionnel Charlier, c'est ce que les sans-culottes ont appelé ingénieusement la propreté "muscadine") s'oppose la jeunesse royaliste, élégante à l'excès, raffinée, affectant de parler un langage des plus chatiés sans toutefois prononcer la lettre "R", par haine de la révolution. Outrancièrement parfumés de musc, ils vont être surnommés "les Muscadins". L'excentricité des Muscadins, plus qu'une simple mode, révèle leur attitude contre-révolutionnaire. Portent-ils des vestes étriquées de couleur verte? C'est que le vert est la couleur du Comte d'Artois. Leurs cols et parements sont-ils noirs? C'est pour rappeler la mort du Roi. S'ils arborent, inévitablement dix sept boutons de nacre c'est bien évidemment en l'honneur de l'orphelin de la prison du Temple, Louis XVII. Leurs long cheveux tressés en cadenettes pendants des deux côtès de leurs joues sont bien utiles pour amortir les coups de gourdin, de sabre ou de hachoir que l'on prend parfois dans les bagarres contre les sans-culottes. Quant à l'énorme cocarde tricolore qu'ils fixent à leur chapeau, elle peut en un instant, grâce à un subtil mécanisme, se métamorphoser en une resplendissante cocarde blanche. Ils sont près de 3000 à Paris, recrutés principalement parmi les étudiants, les garçons de courses et les employés de commerce. Dans leur quartier général du Palais Royal, ils paradent, lisent et commentent les gazettes royalistes, se réunissent au café de Chartres, leur état-major, ou à celui de la Foi, l'ancien café des chevaliers de St Louis, d'où ils partent par bandes écumer le pavé parisien. Malheur au sans-culotte avéré, au terroriste non repenti qui les croise, plus d'un de ces "culs-crottés" gôutera du "rosse coquin", le gourdin ferré des Muscadins. De véritables batailles rangées ont parfois lieu entre révolutionnaires et royalistes, après lesquelles la police ramasse morts et blessés. Le développement et la hargne des Muscadins sont tels que bien vite, les sans-culottes se trouvent ramenés dans les limites de leurs faubourgs.Le gouvernement commence à craindre une réaction royaliste. Les 12 et 13 vendémiaires 1795, 25000 royalistes prennent les armes à Paris. Les combats font rage. Les insurgés, repoussés, sont écrasés au canon sur les marches de l'Eglise St Roch par un jeune général au régimisme de circonstance, Bonaparte. Le mouvement royaliste est laminé, les chefs se terrent, les Muscadins sont cassés par la police et les sections "loyalistes". Les Muscadins ancêtres des Camelots du Roi? On ne peut en toute honnêteté franchir le même pas même si la filiation politique est évidente. Il faut cependant souligner le courage, la volonté, la foi et "l'esprit camelot" avant l'heure dont fit preuve la jeunesse royaliste muscadine. Le rôle politique incontestable qu'elle joua pendant cette période troublée mérite en tous cas [...] d'être rappelé.

Grégoire Fusil, in Le Feu Follet

27.6.06

Finkielkraut, la jeunesse et le cpe


Finkilelkraut, la jeunesse et le cpe

vidéo envoyée par seb2ker

La voix de la Sagesse...

L’Europe n’aime plus la vie

« Les hommes d’Europe, abandonnés aux ombres, se sont détournés du point fixe et rayonnant. Ils oublient le présent pour l’avenir, la proie des êtres pour la fumée de la puissance, la misère des banlieues pour une cité radieuse, la justice quotidienne pour une vraie terre promise. Ils désespèrent de la liberté des personnes et rêvent d’une étrange liberté de l’espèce ; refusent la mort solitaire, et appellent immortalité une prodigieuse agonie collective. Ils ne croient plus à ce qui est, au monde et à l’homme vivant ; le secret de l’Europe est qu’elle n’aime plus la vie.»

Albert Camus, l'Homme révolté

ABC du Royalisme social : Leçon n°1 !

L'ouvrier et la révolution
Qu’est ce que le prolétariat ?
On appelle prolétariat la masse des salariés. Ici, ce terme est employé pour exprimer la situation faite au travailleur par le régime du travail qui a succédé au régime corporatif.

Quel est ce régime ?
On le désigne communément par « régime de la liberté du tr
avail ». L’appellation est fausse ; il faudrait dire : « régime du bon plaisir ».

Pourquoi cela ?
Parce que, dans ce régime, l’ouvrier est mis à la merci non seulement du possesseur des instruments du travail, mais encore du hasard et des crises industrielles.

Comment appelle-t-on le travailleur soumis au régime du bon plaisir ?
On l’appelle un prolétaire.

Le sort du prolétaire est-il préférable à celui de l’esclave ou du serf ?
Non, l’esclave et le serf avaient leur existence assurée : l’esclave par son maître ; le serf par son seigneur. Le prolétaire, lui, n’a pas cette garantie ; il ne possède rien ; il est obligé de vivre au jour le jour, son lendemain n’est pas assuré.

Le sort de l’ouvrier était-il préférable sous le régime corporatif ?
Incontestablement. Depuis le XIIème siècle jusqu’à la révolution, le travailleur appartenait à une association professionnelle appelée d’abord « corps de métier », puis « corporation ». Cette association protégeait l’enfance ouvrière, assurait à l’artisan un sérieux apprentissage, puis de bonnes conditions de travail, des secours en cas de maladie et le pain de la vieillesse. Au résumé, la corporation était pour le travailleur une société d’assurance contre les risques de toutes sortes.
Est-ce bien certain ?
Cela est attesté par des hommes qui ne passent pas pour des réactionnaires. Exemples : le patriarche du collectivisme, Karl Marx ; l’anarchiste Kropotkine ; les socialistes Proudhon, Paul Lafargue et Louis Blanc ; etc…

Comment est disparu le régime corporatif ?
La révolution l’a aboli. Le 14 juin 1791, l’Assemblée Constituante vota le décret qui interdisait aux citoyens d’une même profession de se réunir pour « former des règlements sur leurs prétendus intérêts communs ». Plus tard, l’Assemblée Législative décréta la peine de mort contre ceux qui songeaient à reconstituer les associations ouvrières.

La révolution n’a-t-elle pas été plus loin encore ?
Oui. Les corporations étaient très riches : elles possédaient des biens qui leur permettaient de secourir les nécessiteux du métier et de servir une retraite aux vieux ouvriers. Tous les biens corporatifs ont été volés par les chefs révolutionnaires.

Comment donc s’établit le compte de la révolution ?
Par un double vol commis au préjudice des ouvriers.
En proclamant le régime de bon plaisir, la révolution a enlevé au travailleur la propriété de son état ; en dilapidant les biens corporatifs, elle a exproprié le travailleur, car le patrimoine de la corporation était le bien commun de tous ses membres.

N’y a-t-il pas un autre reproche à faire à la révolution ?
Oui. En abolissant le régime corporatif et en le remplaçant par le régime du bon plaisir, la révolution a institué le règne de l’argent. Les banques aujourd’hui sont toutes puissantes dans les affaires. Une famille qui possède à elle seule plusieurs milliards peut faire baisser, quand il lui plaît, n’importe quel fonds d’Etat, déterminer une crise monétaire, provoquer la hausse ou la baisse sur les objets les plus nécessaires à la vie.

Qu’est-ce que cela prouve ?
Cela prouve que la révolution a été faite contre les ouvriers et au profit des capitalistes.

Pensée pour la République en général et Chirac en particulier


"Quand un régime tombe en pourriture, il devient pourrisseur: sa décomposition perd tout ce qui l'approche."

Maurras, in La Dentelle du rempart

26.6.06

Recalé

"S’il se présentait comme chercheur au C.N.R.S., Dieu serait refusé. Il a fait une manipulation intéressante, mais personne n’a jamais pu la reproduire. Il a expliqué ses travaux dans une grosse publication, il y a très longtemps, mais ce n’était même pas en anglais et, depuis, il n’a plus rien publié."

Hubert Curien, in Baud, P., Neirynck, Première Epître aux techniciens, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes

Nietzsche, Sorel... Drieu La Rochelle?

"J'ai toujours admiré et vénéré, dans le catholicisme, un système de pensée complet, faisant face à toutes les intimes difficultés de l'homme et leur apportant toujours une exquise et irremplaçable solution psychologique. Cette merveilleuse pertinence des solutions chrétiennes, chaque fois que je la constate, me confirme dans cette idée que la religion catholique représente pour la civilisation d'Europe son arche d'alliance, le coffre de voyage à travers le temps où se serre tout le trésor de son expérience et de sa sagesse."

Pierre Drieu La Rochelle
vu sur A trop courber l'échine

Edouard Baer en grande forme !

Edouard Baer - Que va Pino va sano







Nos amis d'Immédiatement ont transmis le flambeau à une nouvelle équipe... chacun peut s'y joindre, pourvu qu'il soit un brin hussard ou un rien corsaire...

"Voici quelques nouvelles du site, alors que nous entrons dans le cinquième mois d'existence de la nouvelle version. Beaucoup de nouveaux textes, ainsi qu’un nouveau collaborateur à la revue, Christopher Gérard, que nous accueillons avec grand plaisir.

J’invite une fois de plus les plumes à s’exprimer sur le site. C’est par la richesse et la diversité des opinions et des sujets que nous pourrons former une assise domentaire et intellectuelle solide. Loin d’une entreprise futile, il faut nous faire entendre le plus possible, et par tous les vecteurs. J’en appelle notamment à ceux qui auraient des écrits sur la France et sur l’Ecologie.

Récits de voyages, avec Falk van Gaver et Jean-Marc Picard, Réflexions sur la France et l’Europe, écrits religieux, ou encore regards sur la Chine ou la Turquie, voici quelques lectures à découvrir.

(...)
Bien à vous,
Aldric van Gaver, pour
Immédiatement"

Le front populaire, c'est la guerre!

Ce matin dans le courrier...


Courrier de la Fédération Royaliste de Provence n°470 (25 juin 2006): Le front populaire une célébration à risque!

Ces temps-ci, les média se complaisent à célébrer sur un mode idyllique les 70 ans du Front Populaire alors même qu’il ne doit plus rester grand monde à en avoir gardé un souvenir précis. Mais - n’est-ce pas ? - il est doux de ressusciter les images et l’atmosphère euphorique d’évènements qui ont paru heureux. A l’été 1936, l’on danse dans les faubourgs, l’on chante au bord de la Marne, les beaux dimanches. Et il y aura bientôt les congés payés, les plages envahies du mois d’août, et tant d’autres conquêtes sociales qui, aujourd’hui encore, font se pâmer d’extase les chroniqueurs de France Inter, naturellement si intelligents, si bons et si moraux. Car, de surcroît, la France de 1936 est pacifique. Elle est même pacifiste. Qui pourrait la détourner du bonheur qu’elle s’est donné ? Ce que ne disent pas les chroniqueurs de France inter ni d’ailleurs c’est que trois ans plus tard commençait la seconde guerre mondiale, que la France l’avait perdue d’avance, que ce fut la plus grande défaite de son histoire, qu’elle faillit y perdre son existence et qu’elle ne s’en est jamais relevée. Faut-il croire qu’entre les deux évènements que nous venons de rappeler il n’y a aucun lien de cause à effet ? Faut-il croire qu’il est indifférent et sans conséquence que la France se divise, se désarme, se complaise à toutes les illusions et à toutes les facilités, tandis que l’Allemagne, son voisin et adversaire de la toute proche première guerre, travaille, se rassemble, se reconstruit et s’arme ? Croit-on qu’en laissant se creuser un tel différentiel, la France n’ait pas de responsabilité dans le déclenchement de la guerre ? Croit-on que, ce faisant, elle n’a pas fait pleuvoir sur elle les malheurs qui l’ont frappée ? Qui, dans la vie, est exempt des risques que lui font courir ses inconséquences et sa légèreté ? L’on ferait bien d’y réfléchir plutôt que de célébrer des anniversaires empoisonnés. Car la France d’aujourd’hui qui laisse s’effondrer ses institutions sociales les plus fondamentales, qui tolère et même qui provoque la montée des communautarismes agressifs, qui livre sa population à l’insécurité et ouvre son sol à tous les vents migratoires, qui n’a bientôt plus d’école et plus de loi, qui laisse l’ignorance se répandre et sacrifie sa jeunesse à tous les fantasmes, qui, pour couronner le tout, n’a bientôt plus d’Etat, s’expose à des dangers qui seront sans aucun doute différents de ceux qu’elle a si légèrement courus entre 1936 et 1946. Mais on ne peut pas être sûrs qu’ils ne soient pas un jour ou l’autre aussi graves ni aussi réels. Ce qui comptera ce jour-là comme toujours ce ne seront plus ni les foules, ni les slogans, ni les débats, ni le PAF, ni les journalistes, ni les sondages, ni le parlement, ni même les élections, mais une poignée d’hommes qui auront un minimum de clairvoyance, de sagesse et, finalement, de courage.

24.6.06

Le mot du jour...

"On trouve tout naturel que les républicains du temps de Napoléon III aient souhaité, en 1870, la défaite de la France; alors, pourquoi trouver honteux que Maurras, en 1940, ait souhaité la défaite de la République?"

Morand, Paul in Journal inutile 1968-1972, 16 décembre 1969

Legalise!

Boutang encore et encore...

« Cinq ans déjà. Par une matinée ensoleillée de juillet, à Saint-Germain-en-Laye nous étions quelques rédacteurs d’Immédiatement à être venu dire adieu à Pierre Boutang. Les plus jeunes d’entre nous n’avaient pas vingt ans, mais leurs aînés leur avait déjà fait lire son Maurras. Nous devions ressentir cruellement l’absence de l’auteur de l’Ontologie du secret les années suivantes, sur les bancs d’une Sorbonne où plus rien ne s’opposait au retour d’un fade néo-kantisme. Dans l’amphi Turgot, en écoutant les sornettes débitées par Alain Renaut ou Jean-Claude Marion, nous l’imaginions tel que ses anciens élèves le décrivent, commentant Les Politiques d’Aristote ou la Somme théologique de saint Thomas. Nous découvrons aujourd’hui, avec la Source sacrée un nouveau recueil d’articles (principalement écrits entre 1952 et 1954 pour Aspects de la France). Réunis par Boutang avant sa mort, ces textes forment le second tome des Abeilles de Delphes. Il avait également rédigé, en guise de préface une charge violente contre la déconstruction et le « funambule Derrida ». Ce nouveau Prologue d’un essai sur la critique laisse transparaître ses liens étroits avec la pensée de George Steiner et son Sens du Sens. Que trouvera-t-on dans cette Source sacrée ? Les articles hebdomadaires précités, mais également sa présentation de la Satire Ménippée, ce manifeste du “Parti des politiques” rédigé en 1594, ou ce magnifique texte écrit en 1978, à l’occasion de la mort de son ami Maurice Clavel. Et que dire de sa préface aux Possédés de Dostoïevski ? Penchons nous un instant sur la dernière partie de l’ouvrage. Elle porte sur la naissance de l’Etat. Le métaphysicien Boutang produit là des pages de haute philosophie politique, allant chercher Cournot pour batailler contre Hegel, analysant avec une rare finesse L’Ancien Régime et la Révolution de Tocqueville, corrigeant Pierre Andreu sur Sorel...S’il avouera s’être un peu emporté contre Pascal, plus maurrassien que Maurras, la lucidité, la curiosité infatigable de l’ancien Camelot du roi lui faisaient tracer dès les années 1950 un éloge de Raymond Aron « ce chevalier de la lumière », à l’occasion de la sortie de L’Opium des intellectuels. Elles le poussaient à saluer Blondin, son camarade de la Rhumerie et à pourfendre la statue glacée de Montherlant.Un philosophe chrétien pouvait donc encore, au XXe siècle exister, penser, et écrire sans rien concéder à l’abjection de notre société contemporaine, aux trahison du monde moderne. A Noël 1952, il méditait sur la nature de la tâche des détenteurs de la bonne nouvelle : « Politique ? Religieuse ? L’un et l’autre. Il s’agit seulement de retrouver notre être, nation et tradition, et que les Français du XXe siècle ne soient pas inégaux aux bergers de la nuit de Noël. Non des prolétaires, ni des bourgeois, ni des électeurs : des Français de nouveau en France et en chrétienté. » Cette tâche, aujourd’hui reste intacte. »
Jérôme Besnard

Manifeste de l'Action Française de 1955

Peu après sa refondation, en 1955, l'Action Fançaise d'après guerreénonçait les principes qui allaient guider son combat pour la France dans la fidélité aux maîtres de l'A.F.Au moment où le régime est en pleine décomposition, ces principes demeurent plus que jamais d'actualité. Principes fondamentaux du royalisme d'Action française
1°/ Sans un Ordre Politique, il n'est, pour les hommes vivant en société, ni sécurité, ni bonheur, ni honneur.
2°/ Seule la Nation constitue une communauté assez complète, assez vaste, assez durable pour permettre aux hommes de créer dans un effort historique les lois, les mours et les ouvres de la civilisation humaine.
3°/ Le Régime Républicain met la France en danger de mort. 4°/ La restauration de la Monarchie Traditionelle peut seule sauver la France. Ce ne sont pas là des affirmations gratuites : la nocivité mortelle de la République, la bienfaisance réparatrice de la Monarchie de démontrent. La République rend impossible, en France, l'ordre politique ; elle ruine la communauté nationale dont elle déchire l'unité et à laquelle elle interdit toute continuité historique. Par ses doctrines de base, le Libéralisme et la Démocratie, elle sape le pouvoir de l'État. Le libéralisme, en effet, croit assurer les libertés en supprimant l'autorité qui les protège, et la démocratie prétend obtenir le bien du peuple en livrant la décision sur ses problèmes vitaux aux fluctuations d'une opinion incompétente et manouvrée. Soumis à ces faux principes, le régime républicain apparaît comme le désordre politique érigé en système. Il ruine le pouvoir abandonné aux luttes des partis. Il prive l'État de la liberté, de l'autorité et la continuité de l'action politique. Il l'invite en même temps, par démagogie électorale, à se mêler de tous les détails de l'existence privée et paralyse la vie du pays par un dirigisme étouffant. Ce régime est donc un péril permanent pour l'indépendance et l'unité de la Nation dont il livre la direction à des oligarchies anonymes, aux puissances d'argent, aux groupes de pressions étrangers. Il entretient entre les Français, de classe et de d'opinions différentes, une guerre civile sans fin. La politique républicaine est à la mesure de ces faux principes et de ce régime meurtrier. Elle nous a valus de sanglantes guerres mal préparées, cinq invasions en 150 ans, des luttes fratricides, des révolutions. Hier, elle a liquidé notre empire. Demain, elle soumettra notre peuple au joug d'autres peuples. Si les Français ne renversent pas la République, la République tuera la France. Tout déclin de la fille aîné de l'Église, est un malheur pour la civilisation.
La restauration de la Monarchie peut, seule, sauver la France. L'intérêt national requiert, en effet, avant tout, le bienfait d'une autorité dont la désignation n'entraîne pas de brigues et de difficultés : l'hérédité monarchique a permis aux Capétiens de faire l'unité française, les grands redressements furent, dans notre histoire, l'ouvre de la Royauté. Le Roi peut seul demain assurer l'unité de commandement et l'indépendance du pouvoir sans étouffer les libertés. Au contraire, n'ayant pas à se soucier d'une clientèle, il pourra décentraliser et présider à la renaissance d'une vie spontanée de toutes les " républiques " locales et professionnelles. La société humaine se compose de familles, non d'individus : n'est-il pas naturel que la première magistrature soit exercée par un père ? L'intérêt de sa famille s'identifiant avec celui de l'État constitue la meilleure garantie de compétence, la meilleure sanction de responsabilité. La France et ses prolongements d'Outre-Mer sont menacés par les menées de la subversion et d'un faux régionalisme que favorise le régime républicain. Mais en face des désordres malfaisants du pays légal, les forces saines du pays réel, libérées du régime oppressif, produiront une fois de plus un de ces sursauts de résurrection nationale, si fréquents dans notre histoire.Tout s'impose aux Français clairvoyants de conclure sans retard, avec (Le Centre Royaliste d'Action Française) qu'il faut abattre la République et restaurer la Monarchie héréditaire incarnée par l'héritier des quarante Rois qui, en mille ans, ont fait la France.


Quarante Rois la referont.

22.6.06

Les Brigades du Tigre


Les Brigades du Tigre
Vidéo envoyée par seb2ker
Nous on préfère la serie mythique... mais bon, on vous recommande le film...

21.6.06

Rejoins le côté obscur...

La déliquescence dans nos sociétés et nos organisations politiques des valeurs universelles que nous devons aux Lumières " franco-kantiennes " ne procède pas de la génération spontanée. Dès le XVIIIe siècle et tout au long des deux cents dernières années s'est édifiée une autre tradition - une autre modernité. Sur une argumentation similaire, elle a fait la guerre aux Lumières. L'une des raisons de la cohérence interne de cette pensée qui s'en prend aux Lumières tient au fait que tous ses hérauts se lisent les uns les autres avec une grande attention. Pour l'historien des idées, leur œuvre constitue un matériau premier, mais en même temps ils sont chacun à son tour interprètes de la pensée de leurs prédécesseurs, historiens des idées, critiques de la culture, philosophes politiques et aussi publicistes de renom. Taine écrit longuement sur Burke et Carlyle, Meinecke consacre de longs développements à Burke et une centaine de pages à Herder, pour Renan Herder est le " penseur-roi ", Maistre suit Burke et est lui-même suivi par Maurras, Sorel attaque les Lumières avec la même hargne que Maurras, Croce lit Vico avec le même enthousiasme que celui avec lequel Meinecke se penche sur Herder. Le concept de l'imperméabilité des cultures de Spengler poursuit et développe la pensée de Herder. Isaiah Berlin écrit avec un ravissement semblable sur Vico et Herder et subit l'influence de Meinecke. Il attaque d'une manière comparable les Lumières françaises et, en produisant sa propre version de leur œuvre, ajoutedans la seconde moitié du XXe siècle un nouveau maillon à la culture politique des anti-Lumières. Avec la rigueur et l'esprit méthodique qu'on lui connaît, le grand historien israélien Zeev Sternhell établit avec précision une généalogie convaincante (???) des anti-Lumières (ou des contre-Lumières, si l'on préfère). (...)

Zeev Sternhell, professeur d'histoire des idées, occupe la chaire Léon-Blum de science politique à l'université hébraïque de Jérusalem.

vu sur scorpionwind

20.6.06

Une bonne adresse? Le Louis-Phillipe, Pont-Marie

Vous pourrez y boire un picon-bière ou bien encore une absinthe, y chanter et discuter avec les patrons de la feria ... Belle maison que celle-là!

Dans le rubis du vin

on aime, on vous emmène

<>

19.6.06

Dossier H Volkoff

Dirigé par L. Helly
L'idée d'un Dossier H Volkoff a vu le jour à la fin du mois de mai 2005. Une grande joie pour Vladimir Volkoff, une enthousiasmante entreprise pour ses amis. Il ne s'agissait pas de faire un panégyrique ou un éloge du grand écrivain qu'il est. Très vite, son éditeur et ami, Vladimir Dimitrijevic, nous a donné une orientation : « Vladimir Volkoff, un pont entre la Russie et la France ».

Le Dossier H Volkoff avait ceci d'exceptionnel qu'il était le premier réalisé autour d'un auteur vivant. Volkoff s'en amusait : « D'habitude, les dossiers sont posthumes, celui-­là sera "préhume" ». Vladimir Volkoff est mort le 14 septembre 2005. Le Dossier H sera posthume comme l'ont été tous les autres. Nous avons gardé notre axe directeur : pont entre la Russie et la France, Vladimir Volkoff est resté russe et il est devenu français. Il avait des convictions et des affections si profondément inscrites dans sa tête et son cœur qu'elles rendaient possibles toutes les discussions.
Archives familiales, correspondances, inédits de l'auteur - tels son autobiographie, écrite pour le Dossier, ou le préambule du roman qu'il avait commencé sur le Jugement dernier -, études littéraires ... , tous ces genres vont trouver leur place dans ce Dossier H Volkoff, véritable encyclopédie sur l' œuvre chatoyante de cet auteur, mort prématurément.

Lydwine Helly

Contributions de :
Jean-Marie Albert • Constantin Andronikof • Marc Andronikof • Antoine Joseph Assaf• Florence de Baudus • Serge de Beketch • Jean Bourdier • Robert Bresson • Bruno de Cessole• Françoise Chandernagor • Sergei Chepik • Jacqueline Dauxois • Vladimir Dimitrijevic • Maurice Druon • John Dunaway • Père Élie • Bernard de Fallois• Christopher Gérard• Pierre Gripari • Lydwine Helly • Gérard Joulié • Bertrand de Jouvenel • Anne Martin-Conrad Miège • Louis Monier • Georges Nivat • Pierre Omcikous • Alain Paucard • Jean-Pierre Péroncel-Hugoz • Pierre Porokhovstchikoff Robert Poulet • Yvonne Printemps • Jean Raspail • Jeanne Smits

Rejoins-nous!

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17.6.06

Nos Maîtres: Comte Honoré d'Estienne-d'Orves

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Catholique et royaliste, chef du renseignement de la France Libre, d’Estienne-d’Orves fut l’un des premiers résistants à tomber sous les balles allemandes.Le 29 août 1941 à l’aube, au mont Valérien, le comte Honoré d’Estienne d’Orves tombait sous les balles allemandes avec ses compagnons Maurice Barlier et Yan Doornik. Il va très rapidement devenir le très symbolique « premier martyr de la France Libre ».Curieusement, aucune biographie de ce héros catholique et royaliste n’était venue saluer sa mémoire depuis cette date. C’est désormais chose faite grâce à Etienne de Montéty, journaliste au Figaro-Magazine et grand connaisseur de l’histoire du royalisme contemporain, puisque déjà auteur de biographies de Thierry Maulnier et de Kléber Haedens.Honoré d’Estienne-d’Orves naît le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson, fief de sa famille maternelle, les Vilmorin (il était le cousin germain de Louise de Vilmorin). Sa famille paternelle, de vieille souche provençale est légitimiste : il descend du général vendéen Charles d’Autichamp, et à la maison le drapeau blanc est, comme chez les Hautecloque d’ailleurs, de rigueur. Élève à Franklin puis à Louis le Grand, il est reçu à Polytechnique en 1921. À la sortie, il choisit la Marine et effectue le traditionnel voyage à bord la Jeanne d’Arc en tant qu’enseigne de vaisseau. Il est ensuite affecté en Extrême-Orient, puis à Brest sur le Suffren. Dans la cité bretonne il retrouve un de ses cousins, Antoine de Saint-Exupéry et rejoint surtout en 1929 les Équipes sociales, fondées dix ans plus tôt par Robert Garric, et s’engage ainsi dans l’action culturelle et sociale catholique auprès du monde ouvrier, dans la grande tradition du catholicisme social d’Albert de Mun et des idées de Lyautey dans le Rôle social de l’officier.En octobre 1929 il épouse à la Bourbans (sur la route de Rennes à Saint-Malo) Éliane de Lorgeril, issue d’une famille d’Action française, qui lui donnera cinq enfants. Dans les années qui suivent, d’Estienne d’Orves n’est pas insensible à l’action menée par le jeune Comte de Paris : « Voilà un homme qui a depuis dix ans consacré son temps à l’idée qu’un jour il pourrait régner sur la France. Il a énormément travaillé dans ce sens. Je l’accepterais volontiers, persuadé qu’il nous laisserait la liberté et conserverait à l’individu ses droits dans la société » note-t-il alors. À la fin 1936 il intègre l’École de guerre navale. À la déclaration de guerre, il rejoint la Force X, basée à Alexandrie, comme lieutenant de vaisseau affecté à l’état-major de l’escadre. Celle-ci ne quittera pas la Méditerranée durant toute la drôle de guerre. Résolu à continuer la lutte malgré l’Armistice il quitte le 9 juillet le bord du Duquesne et débarque à Alexandrie. Il s’attache alors à mettre sur pied le Premier groupe marin, fort d’une quarantaine de “Français libres”. Avec vingt d’entre eux il s’embarque alors vers Londres via l’Afrique du Sud.Il débarque en Écosse le 27 septembre 1940 et rejoint aussitôt Londres où il est reçu successivement par l’amiral Muselier, commandant des Forces Navales françaises-libres, puis par le Général De Gaulle. Il est affecté au 2e bureau des F.N.F.L., celui du renseignement.Le 10 octobre, devenu capitaine de corvette, il remplace comme chef du 2e bureau de la France Libre le colonel Passy. Il entreprend alors de monter son propre réseau de renseignement en France et décide d’aller lui-même sur le terrain. Pour cette mission il s’adjoint les services de Yan Doornik et de Maurice Barlier, qui partageront son peloton d’exécution, et du jeune radio Alfred Gressler, qui les trahira. Conduit en France sur le bateau de pêche de Jean-François Fallie, la Marie-Louise, il débarque à Plogoff le 21 décembre 1940. Le 24 il est à Nantes et le 31 à Paris. Le 22 janvier 1941, après des résultats significatifs (liaisons radio avec Londres, nombreux contacts en France...) d’Estienne-d’Orves est arrêté à Nantes, trahi par Gressler, ainsi que nombre de membres du réseau Nemrod. Fin janvier, il est conduit à Berlin. Le 26 février, il est renvoyé à Paris et interné à la prison du Cherche-Midi. Il s’efforça de garder espoir et d’entretenir le moral de ses camarades. Il fait la connaissance de l’abbé Franz Stock, aumônier allemand de la prison avec qui il a de longues discussions.Son procès devant la Cour martiale allemande de Paris s’ouvre le 13 mai 1941, avec celui de l’ensemble des membres du réseau Nemrod. Huit d’entre-eux, dont d’Estienne-d’Orves sont condamnés à mort le 26 mai. Le 28 il est condamné par la justice française à vingt ans de prison et à la confiscation de ses biens ! Le 9 juin il est transféré à la prison de Fresnes. Le 3 juin, il a enfin pu revoir sa femme, qui viendra désormais le visiter régulièrement. Même si certaines mesures prises par Vichy heurtent profondément en lui le chrétien qui ne cesse d’approfondir sa foi, à commencer par le statut des Juifs, il ne veut songer qu’à la réconciliation des Français, persuadé qu’il est qu’à Londres comme à Vichy, on a pour seul but : « la grandeur de la France ». Dans sa cellule, il relit l’œuvre de Péguy, se plonge dans L’Imitation de Jésus Christ. De son côté la diplomatie française se démène pour obtenir des Allemands la grâce des condamnés. L’amiral Darlan, vice-président du conseil fait de même. Mais l’entrée en guerre de l’U.R.S.S., et les débuts de la résistance communiste font échouer ces fragiles négociations. Hitler refuse de grâcier d’Estienne d’Orves, Barlier et Doornik. C’est l’abbé Stock qui leur annonce le 28 août le rejet de leur demande de grâce.Le 19 juin 1944, son neveu, David Régnier, membre du réseau de résistance Défense de la France, dirigé par Philippe Viannay (qui fondera l’École de voile des Glénans), est fusillé par la Gestapo. Il sera comme son oncle fait Compagnon de la Libération.


Pierre Lafarge, in L'Action Française 2000 du 30 août 2001
À lire : Etienne de Montéty, Honoré d'Estienne-d'Orves, Éd. Perrin, 344 p., 135 F
Rose et Philippe Honoré-d’Estienne d’Orves, Honoré d’Estienne-d’Orves, pionnier de la Résistance, Éd. France-Empire, 294 p., 120 F

16.6.06

Ceci n'est pas un message gouvernemental



Les diverses idéologies et doctrines politiques et leurs méthodes de combat: voir le tableau récapitulatif au format Pdf ici

source blog de la section de l'Ardèche

15.6.06

Boutang et Steiner de nouveau

lire un excellent article sur le "dialogue" Boutang-Steiner
ici

CJB du 20.06.06

14.6.06

[Saint-Etienne] Cercle AFE le 14 Juin

Réunion de l'AFE Saint-Etienne sur le thème "Jeunesse et combat nationaliste".

Rdv même heure même endroit, pour ceux qui veulent nous rejoindre envoyez un courriel à: srforez@gmail.com




http://srforez.hautetfort.com/

Nationalisme d'inclusion

(marid 6 juin), j’ai présenté quelques unes de mes propositions sur « les banlieues » devant les auditeurs du Cercle Jacques Bainville. J’ai en particulier évoqué cette notion de « nationalisme d’inclusion » qui me semble nécessaire pour ne pas laisser les communautarismes miner l’unité française et pour « faire France » avec les populations diverses des périphéries, celles venues d’ailleurs comme celles présentes depuis des générations mais aujourd’hui désemparées devant les effets de la globalisation. Cette notion me semble aussi plus significative que celle d’intégration, utile mais ambiguë : en effet, de nombreux jeunes révoltés des cités (révoltés et non révolutionnaires) sont totalement intégrés au système de la société de consommation et de la globalisation, revendiquant plus d’accès à celle-ci sans en remettre en cause ni les fondements ni le sens. Ces jeunes, qui se veulent en « rupture avec la France » (en particulier en ne se reconnaissant pas dans son histoire et son unité de destin), portent des baskets Nike, mangent au McDonald et boivent Coca-Cola ou des boissons approchantes…, tout ce qui les rapproche des autres jeunes d’un monde globalisé. Sont-ils les responsables de cette situation ou, plutôt, les simples « clients » inconscients d’une globalisation consumériste qui leur fait miroiter la « vie facile » et valorise la seule valeur financière des choses et des êtres ?
Le « nationalisme d’inclusion » n’est pas le refus de la consommation ou des liens entre les populations du monde entier, mais la tentative de « racinement » des personnes dans un cadre national qui soit un mode d’accès à l’universel et non pas un enfermement dans un monde global, en définitive déstructurant des communautés « vraies » et des ensembles historiques. Le « nationalisme d’inclusion » n’est pas une « prison des peuples » mais un trait d’union entre les communautés, les personnes et les générations ; c’est aussi la reconnaissance d’un destin national commun, d’une solidarité propre aux personnes présentes sur un territoire « fruit de l’Histoire ».
Ce nationalisme, qui « inclut » des personnes dans un terreau historique, n’est pas la négation des cultures originelles mais leur dépassement dans un ensemble dynamique commun, dans une « civilisation française » construite au fil du temps et qui s’avère nécessaire pour permettre la compréhension des hommes entre eux et leur « marche en avant » à l’heure des défis (et des inquiétudes) liés à « notre bel et sombre aujourd’hui »…

Post-scriptum : cette proposition d’un « nationalisme d’inclusion » doit être comprise comme telle, c’est-à-dire que j’essaye de trouver des solutions aux problèmes de notre temps et de notre société. Elle n’a donc pas vocation à être un « dogme intangible »… Je ne suis pas un charlatan qui annoncerait des remèdes miraculeux, mais je cherche à ouvrir des pistes de réflexion, des débats constructifs sans a priori.


(...)
Il me semble qu’il serait de bon aloi de créer un Ministère (à part entière) des Politiques et des Aménagements urbains qui pourrait coordonner toutes les initiatives dans les « banlieues », en relation avec les Pouvoirs publics, nationaux, régionaux et municipaux, avec les associations de terrain et avec les habitants eux-mêmes de ces cités considérées comme difficiles. Mais, ne serait-il pas intéressant d’en faire un Ministère a-gouvernemental qui ne dépendrait pas, pour une durée à déterminer dès l’origine, des fluctuations électorales ? La mise en place de cette proposition serait d’ailleurs, il est vrai, facilitée par un Etat dont la magistrature suprême ne dépendrait pas, elle-même, des modes idéologiques ou des querelles électorales, qui serait au-delà du simple « temps démocratique » sans pour autant remettre en cause le fonctionnement normal des institutions électives (Assemblée nationale, Sénat, Conseils régionaux, etc.). En somme, une magistrature suprême qui serait à la fois le symbole de la permanence de l’Etat et l’instance d’arbitrage au-dessus des forces politiques concurrentes. N’est-ce pas là la définition de la Monarchie royale ?

vu sur le blog de J. P Chauvin

13.6.06

Conférence du 16.06.06

Vendredi 16 juin 2006 - AFE Paris-Ile de France
Conférence:
Nécessité du nationalisme français, par Pierre Lafarge, journaliste
A 19 h 15 précises à nos locaux, 10 rue Croix-des-Petits-Champs, 75001 Paris (métro Palais royal)
rens.01.40.39.92.06.

Mettez le blog de l'AFE dans vos liens!

Mettez le blog des étudiants royalistes dans vos liens! Voici notre bannière au format 150x50:

Prenons de la hauteur!

12.6.06

Incident à l'usine de Cadarache


Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a annoncé dans un communiqué un incident nucléaire de niveau 1, sur une échelle de 7, qui s'est produit au CEA de Cadarache le 1 juin 2006, dans les Bouches-du-Rhône, lors d'une phase de déchargement de produits toxiques. Encore une fois les médias crée une désinformation totale sur ce qui pourrait être grave pour la population.

L'incident, qui s'est produit le 1er juin, a pour origine une "procédure inadaptée" lors d'une manoeuvre de déchargement "d'assemblages de combustibles", dont les éléments de protection neutronique ont été retirées prématurément.

Selon la direction du CEA de Cadarache, l'incident n'a eu aucune conséquence sur le personnel ou sur l'environnement. intox du CEA ?

Pourquoi les média ont-ils annoncé si brièvement l'"incident" pour ensuite le situer à Bordeaux?
Le vrai est devenu un moment du faux.

Peut-on encore être républicain?

Ad patres: Maître G-P Wagner

Georges-Paul Wagner est décédé le 11 juin 2006. Après avoir milité à l’Action française, il participe en 1971 à la création de la Nouvelle Action Française aux côtés de Bertrand Renouvin, Nicolas Kayanakis et François-Marin Fleutot, sous le patronage de Pierre Boutang. Opposé à la dérive gauchisante de la NAF, il s’en éloignera en 1974. Le 16 mars 1986, Georges-Paul Wagner est élu député des Yvelines, sous les couleurs du Rassemblement national. Son mandat a pris fin en mai 1988, après la dissolution de l’Assemblée nationale par le président François Mitterrand, réélu à l’issue de la première Cohabitation. En octobre 1986, il fonde, avec Roland Hélie et Philippe Colombani, l’Institut d’Histoire et de Politique. Il a publié de nombreux ouvrages, dont La Comédie parlementaire (1988) et Maurras en justice (2002).Sur le plan judiciaire, il a notamment été l’avocat de Jean-Marie Le Pen, a défendu les participants de l’attentat du Petit-Clamart contre le Général de Gaulle et obtenu une relaxe au bénéfice de Michel-Georges Micberth dans l’affaire dite des chèques Pompidou.Il a succédé, en juin 2001, à l’historien Pierre Chaumeil à la tête de l’Association professionnelle de la presse monarchiste française, créée en 1882.

source novo

quittons la surface!

Al-Zarqaoui mort sur le coup ?


Alors que l'armée Américaine a avoué vendredi que le leader d'Al-Quaida en Irak avait survécu au raid aérien, la presse britannique affirme qu'il aurait été battu à mort par des soldats américains.

Premiers sur place, des policiers irakiens ont découverts Zarqaoui vivant, et les cinq autres personnes morte sur le coup. Il était encore conscient quand les GI sont arrivés, puisqu'il a essayé de se lever et de s'enfuir.

Par ailleur, la branche irakienne d'Al-Quaida a annoncé avoir de nouveau prêté allégeance au chef du réseau terroriste, Oussama Ben Laden. Elle a également décidé de préparer des opérations d'envergure contre l'ennemi.

Nos Maîtres: Alexis Henri Charles Clérel, Comte de Tocqueville

cliquez-sur l'image ou ici

11.6.06

"Cyber-Budget" : lorsque Bercy se transforme en terrain de jeu

Cette semaine notre ministre délégué au budget Jean-François Coppé a présenté le "Cyber-Budget". Un jeu ayant pour but de sensibiliser les Français à la gestion du budget de l'Etat et totalement gratuit.

1h30, ou le joueur prend donc les commandes de Bercy pour trois ans. Au programme : gestion, programmation budgétaire, préparation... le joueur doit donc jongler entre courbes de croissance et de déficit, répondre aux journalistes et faire face aux imprévus.

J.F Coppé nous a présenté son "cyber-budget", mais le gouvernement lui se transforme t-il en "cyber-gouvernement" ?

Al-Zarqaoui tué par un raid aérien

Jeudi 8 juin, c'est avec le sourire aux lèvres que le Premier ministre irakien à lancé : "Abou Moussab al-Zarqaoui a été éliminé". L'homme le plus recherché du pays, chef de file d'Al-Quaida, été tué mercredi au Nord de Baqouba, dans une opération irko-américaine. Des forces jordaniennes auraient participé à l'opération.

Les habitants des quartiers chiites de Bagdad, devenus l'une des cibles privilégiées du terroriste, ont laissé éclater leur joie. Zarqaoui est responsable de la mort de milliers de personnes en Irak et à l'étranger.

Quand à Georges W.Bush, il a estimé que "sa mort est un coup dur porté à Al-Quaida".

Si vous êtes témoin, appellez ...

SOS terre battue : 0810 810 810




vu sur lr site du groupe d'intervention culturel Jalon






et toujours...

8.6.06

Néo-Chouans, pas cyberguerriers!

La technique est une arme

"Toute technologie est une arme, toute technologie est porteuse de destruction, n'oubliez jamais que l'on tue avec du simple courant alternatif. "

M.G Dantec

vu sur le Ring

Aspect positif de la décolonisation?

« A 12 ans, quand j’ai eu un peu de seins, mes parents étaient inquiets. Ils avaient peur que j’attire les garçons. Un jour, ma mère m’a appelée et elle a commencé à me masser les seins avec une pierre chauffée dans le feu. (...) Ça faisait très mal. Quand elle massait, je criais tellement que les voisins venaient voir ce qui se passait dans la cuisine », raconte Amélie. Cette jeune Camerounaise de 24 ans, traumatisée, a subi pendant trois mois, matin et soir, le « massage » des seins, également appelé le « repassage ». Une pratique, notamment constatée au Togo et en Guinée, qui vise le plus souvent à empêcher le développement de la poitrine chez les adolescentes pour retarder leurs premiers rapports sexuels. Parce que les conséquences physiques et psychologiques se font de plus en plus jour, le Réseau national des associations de tantines (Renata) a lancé, le 30 mai, une campagne de sensibilisation.(...) 24% des adolescentes camerounaises ont vu leurs seins naissants écrasés. Une tâche surtout pratiquée par les femmes, avec en tête les mères. Pour aplanir les seins, on utilise souvent les pilons ou les pierres à écraser, préalablement chauffés. Mais on note aussi l’usage de peaux de bananes plantain, de feuilles et de serviettes chaudes. Tous ces moyens seront tous appliqués directement sur la poitrine nue et douloureuse à cause de la croissance. D’autres tactiques consistent à utiliser des « serres-seins » ou du sel et du pétrole avec lesquels on masse les seins naissants. Parfois, il y a en plus tout un rituel. »

source: yahoo

Nos Maîtres: Philippe Kieffer (1899-1962)

Né le 24 octobre 1899 à Port-au-Prince (Haïti) dans une famille française d’origine alsacienne, diplômé de l'École des Hautes études commerciales, quartier-maître de réserve, il est directeur de banque aux Etats-Unis lorsque la guerre éclate. Malgré son âge (40 ans), il se présente comme volontaire et entre dans la marine le 10 septembre 1939. Après la défaite de la France, alors jeune enseigne de vaisseau, il répondra à l’appel du Général de Gaulle en partant pour le Royaume-Uni dès le 19 juin 1940. Il s’engage aux Forces Navales Françaises Libres, le jour de leur création, le 1er juillet 1940. Enseigne de vaisseau de 1re classe, il constitue les commandos fusiliers marins en mai 1941, qui sont intégrés au 2E Commando britannique. Impressionné par les méthodes des commandos britanniques, il constitue en 1942 la « Troop 1 » des Commandos français avec une vingtaine de volontaires, dans les environs de Portsmouth. En 1943 le 1er Bataillon (1er B.F.M.C) est fort de Trois Troops la N°1, la N°8 du Capitaine Trepel - qui disparaît au cours d’un raid nocturne - et la Troop d’Appui (K-Guns).
Lieutenant de vaisseau en juillet 1942, il prend part au raid sur Dieppe le 19 août 1942, puis à plusieurs raids de nuit sur les côtes françaises en 1943. En mai 1944, quelques semaines avant le Débarquement, ils reçoivent leur propre insigne ( écu de bronze chargé du brick de l’aventure et barré du poignard des commandos avec dans le coin senestre la croix de Lorraine et souligné d’une banderole portant l’inscription -1er Bon F.M.Commando -) Ils le porteront sur le béret vert « à l’anglaise » c’est à dire sur le côté gauche. Le dessin est dû à l’un d’entre eux le caporal Maurice Chauvet. Commandant le 1er BFM, lui et ses hommes sont appréciés à leur juste valeur par les Britanniques qui incorporent le Bataillon au sein du Commando N°4 de la Brigade des Forces Spéciales. Il aura l’honneur suprême de débarquer le premier en France au Jour J: il est désigné pour débarquer à Ouistreham à la tête de ses 176 “bérets verts” le 6 juin en Normandie à la tête de ses hommes du 1er bataillon de fusiliers marins commandos fort de deux Troops de combat et d’une 1/2 Troop d’appui (K-Guns). Ils débarquent sur la plage Sword à Colleville-Montgomery. Le commando Kieffer était composé de fusiliers marins qui s'étaient engagés dans les Forces Navales Françaises Libres alors qu’ils se trouvaient au Royaume-Uni. Certains rejoignirent les FNFL après l'évacuation de Dunkerque, d’autres s'évadèrent de France occupée, enfin un groupe arriva d’Afrique. Un tiers environ de ces Fusiliers Marins de ce Commando étaient originaire de Bretagne. Ils durent subir le dur entrainement et la sélection impitoyable au Centre Commando d'Achnacarry en Ecosse où ils gaganaient le droit au port du Béret Vert mythique. Les Français de la 1ère Compagnie avaient participé au Raid sur Dieppe aux côtés des Commandos Britanniques et Canadiens "Opération Jubilée".
Au cours de la dure campagne de Normandie, les Commandos restèrent en première ligne (secteur Le Plain - Amfreville) et combattirent jusqu’au 27 août 1944, puis le Bataillon fut recomplété en Grande Bretagne pour de futures missions. En novembre 1944, le 1er B.F.M.C fut débarqué sur l’Île de Walcheren en Hollande s’empara en combattant de Flessingue dans le cadre d’une opération combinée alliée avec les Commandos britanniques.
Il est nommé à l’Assemblée Consultative en 1945. Il est décédé le 20 novembre 1962 à Cormeilles-en-Parisis, et inhumé à Grandcamp-Maisy dans le Calvados.

Commandeur de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 28 août 1944
Croix de Guerre (1939-1945) (4 citations)
Military Cross (GB)


A lire: Les bérets verts du 6 juin 1944, Commandant Kieffer.

L'écologie intégrale, c'est le Nationalsime intégral!

"...la meilleure application de l’écologie ne peut se faire que dans le cadre d’une Monarchie active car elle dispose de la durée et d’une position d’arbitrage au-dessus des intérêts particuliers, mais aussi de la capacité à donner l’impulsion à une véritable politique de l’environnement. Contrairement à des élus qui ne sont redevables de leur action que devant les électeurs « de la prochaine fois », le roi se doit, et après lui son successeur, non seulement aux vivants du moment mais aux générations à venir. La responsabilité monarchique n’est pas limitée à un vote de confiance mais elle n’en est que plus importante au regard de l’Histoire et de la responsabilité civique et politique. Comme je l’écrivait il y a plus de vingt ans une revue royaliste provençale, « l’écologisme intégral », c’est la Monarchie …"


Jean-Philippe Chauvin, professeur, journaliste.
vu sur le blog de J.P Chauvin

J'irais cracher sur vos tombes!


Des Muscadins (proto-camelots du roi) jettent les cendres de Marrat à l'égout

Démocratie idéale. Idéale, vraiment?

"La démocratie idéale est la plus sotte des rêveries. La démocratie historique, réalisée sous les couleurs que lui connaît le monde moderne, est une maladie mortelle pour les nations, pour les sociétés humaines, pour les familles, pour les individus. Ramenée parmi nous pour instaurer le règne de la vertu, elle tolère et encourage toutes les licences. Elle est théoriquement un régime de liberté ; pratiquement elle a horreur des libertés concrètes, réelles et elle nous a livrés à quelques grandes compagnies de pillards, politiciens associés à des financiers ou dominés par eux, qui vivent de l'exploitation des producteurs.
La démocratie, enfin, a permis, dans l'économie et dans la politique, l'établissement du régime capitaliste qui détruit dans la cité ce que les idées démocratiques dissolvent dans l'esprit, c'est à dire la nation, la famille, les moeurs, en substituant la loi de l'or aux lois du sang..."

Maurras

vu sur ultima-ratio

Je m'engage, j'adhère!

L'Adhésion au Centre Royaliste d'Action Francaise est le signe tangible de mon engagement. C'est ce qui marque mon entrée dans la comunauté militante. Parce que mon adhésion m'appelle à sortir de ma réserve, du "je suis d'accoprd avec vous mais...", il m'incite à dire "nous" au lieu de dire toujours "je", j'adhère...
L'engagement politique implique des efforts de plusieurs sortes, pour créer les conditions d'une régénération de la France, dont les militants doivent être les signes avants coureurs... Effort sur soi, sur la ponctualité, la régularité, le sérieux, la tempérance, la patience, le courage, mais aussi le sacrifice: sacrifice de temps libre donné aux camarades pour les assister, au journal pour le diffuser, aux idées pour les expliquer à nos compatriotes...
Sacrifice financier aussi, parce que sans argent, les outils mis en place ne peuvent durer.
Donner aux souscription lancées pour la vie du mouvement, faire un viremement mensuel automatique de quelques euro lorsque je travaille...

Mais d'abord et avant tout... j'adhère! ici

6.6.06

Requins en colère

Exposition Henry de Monfreid photographe

Mieux que tout autre, Henry de Monfreid (1879-1974) incarne le mythe de l’Aventure ! Les romans, largement autobiographiques, qu’il publie à partir des années 30 feront sa célébrité. Mais avant d’écrire, il a photographié : ses clichés, destinés à ses proches et réalisés en relief, décrivent sa vie mouvementée en mer Rouge. S’il n’a jamais considéré son travail photographique comme une « œuvre » à part entière, le regard sensible qu’il porte sur cette région du monde, ni strictement documentaire, ni esthétisant, témoigne avant tout de sa liberté de créateur. Présentés conjointement, lettres, aquarelles, journaux de bord, documents familiaux remettent en perspective ses photographies.
Sous le signe de la mer
Fasciné par la mer depuis sa plus tendre enfance, Henry de Monfreid a toujours rêvé de devenir capitaine au long cours. De sa première croisière sur l’Amélie à l’âge de 6 ans, jusqu’à son départ pour Djibouti à 32 ans, il sera fasciné par l’appel du large. C’est à bord de bateaux devenus légendaires – Fath el-Rahman, Altaïr, Mousterieh – qu’il naviguera pendant plus de trente années, sillonnant la mer Rouge et l’océan Indien, transmettant à travers ses écrits une immense charge émotionnelle d’aventure teintée de rêverie orientale.
Les images
La curiosité naturelle d’Henry de Monfreid le poussera à expérimenter diverses techniques artistiques : aquarelliste de talent, il sera surtout un photographe à l’œil acéré laissant un exceptionnel ensemble de clichés pris avec un appareil stéréoscopique qui donne des images en relief. Les vues précises et poétiques présentées au musée national de la Marine semblent épouser l’âme de l’Afrique. S’il n‘a jamais considéré son travail photographique comme une « œuvre » à part entière, le regard sensible qu’Henry de Monfreid porte sur cette région du monde, ni strictement documentaire, ni esthétisant, témoigne avant tout de sa liberté de créateur.
Une vie d’aventure
Tour à tour négociant en café, vendeur de vin ou de peaux de bêtes, Henry de Monfreid exerça une kyrielle d’activités. Puis les demandes des populations locales, en guerre les unes contre les autres, le conduisent à la contrebande et à partir de 1914 au transport d’armes accomplissant ce que nombre de colons réalisent de façon dissimulée. Avide de liberté et d’indépendance, naviguant au gré de ses besoins et de son humeur, Henry de Monfreid ne s’installera jamais totalement dans les multiples vies qui furent les siennes. complétée par des dessins de Guillaume de Monfreid, petit fils d’Henry et par des photographies d’Anne de Henning, tous deux partis en mer Rouge sur les traces de l’aventurier.

Activités

Pour en savoir plus sur Henry de Monfreid, deux conférences vous sont proposées par son petit-fils Guillaume de Monfreid et par le romancier Jean-Christophe Rufin

Informations pratiques
Tarifs
- Plein tarif : 8 €/en période d'exposition ou 6,50 €/hors période d'exposition - Tarif réduit : 6 €/en période d'exposition ou 4,50 €/hors période d'exposition - Tarif 6-18 ans : 4 € en période d'exposition - Gratuités, sur présentation d’un justificatif en cours de validité

Horaires
Le musée est ouvert tous les jours (sauf le mardi, le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai) de 10 h à 18 h fermeture des caisses à 17 h 15.
Adresse: Musée national de la Marine Palais de Chaillot 17 place du Trocadéro 75116 PARIS - Téléphone : 01 53 65 69 69 - Télécopie : 33 (0)1 53 65 69 65
Métro : Trocadéro Bus : 22, 30, 32, 63, 72, 82 Batobus : Tour Eiffel

A lire: En mer rouge, Henry de Monfreid aventurier et photographe de Jean-Christophe Rufin, Gallimard, qui a inspiré cette exposition

vu sur le site du
Musée de la Marine